17 janvier 2012

Henri et Raphaël

C'est avec force que l'échange profond entre Henri et Raphaël a repris.
C'est avec joie que je m'abreuve à nouveau à la source que sont leurs messages en forme épistolaire.
Comme les meileurs, ils ont choisi ce style et cela convient parfaitement.
Je retrouve dans leurs textes la qualité d'un Bernanos et d'un Julien Green.  
Ne serait-ce que le billet d'hier qui affirme "...comment ne pas trouver la beauté dans le partage et la communion de deux personnes ? Comment ne pas trouver en ce que nous vivons un chemin vers la beauté de Dieu ?"
Le chemin de leur partage est comme un diamant très précieux ! 

Si vous êtes en quête de vérité, de sincérité et de spiritualité partagée, allez-y ou retournez-y. Ils sont dans mes liens.


31 décembre 2011

Bonne année !

Au seuil de l'an neuf, il est de tradition de tirer un bilan de l'année écoulée et de formuler quelques 
vœux...

L'année 2011 est une année étrange dans ma vie : tout d'abord, la fin des mois de chômage et l'engagement dans un travail passionnant. Beaucoup d'énergie à donner pour assumer, mais combien de joie à récolter. J'en rends grâce chaque jour. Et puis, la mort de papa qui vient remuer toute mon histoire... Le deuil doit se faire encore. C'est une maturation lente, mais je sens que j'avance sur ce chemin-là.
Et heureusement, je n'y marche pas seul sur ce chemin de vie.

Mon cœur est dans la gratitude pour celles et ceux qui m'ont soutenu et me soutiennent de leur affection, de leur amitié, de leur sympathie.

A la première place, il y a J. qui, avec une patience délicate et un amour grandissant chaque jour, est le radieux compagnon de mes jours. Il n'y a pas assez de mots pour dire ce que je lui dois d'être aujourd'hui.
Il y a, ensuite, ma famille, mes amies et mes amis. Je réalise chaque jour que c'est un bonheur de les avoir autour de moi.
Et il y a encore les connaissances, plus ou moins proches, qui font le rythme de la vie.
C'est une joie de vivre et de vivre en relation ! 

Pour l'année nouvelle, je souhaite à chacun un pétillement de douceur, de sérénité, de folie peut-être, de sagesse sûrement !
Que cette année vous soit douce comme son millésime y invite de manière très proche !

Seigneur, merci pour les jours écoulés et pour ce que nous vivrons au cours de l'an qui vient.
Sois présent à chacune de nos vies.
Renforce nos liens et notre espérance.
Sois notre capacité d'aimer.


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19:08 Écrit par Ben dans Actualité, Ma vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24 décembre 2011

Noël

Il y a du désordre dans la généalogie de Jésus, beaucoup de désordre même.

Il en va ainsi de la vie, parfois de nos vies. Nous rêvons parfois de parcours de vie sans désordre, sans accroc, sans bouleversement. Mais la vie est ainsi faite que désordres, accrocs, bouleversements en font partie.

C'est, précisément, dans cette vie là, pas toujours idéale, que Dieu vient se faire homme et nous révèle qu'il aime nos vies, d'un amour inconditionnel. En venant dans notre monde, Dieu, en Jésus, nous dit que nous sommes libérés de ce que ces désordres, accrocs et bouleversements pourraient avoir de paralysant pour nous.

Notre orientation sexuelle, nous l'avons peut-être vécue (ou la vivons) comme un désordre fondamental qui ne nous permettrait pas d'être heureux.

Dans la crèche, c'est tout autre chose qui est proclamé. Le bonheur ne se trouve pas dans les trajectoires linéaires et lisses. Il ne se trouve pas dans la possession de moyens matériels nombreux. Il ne se trouve pas dans un carnet d'adresses de mille pages. Non. Le bonheur que proclame Jésus est dans la simplicité des moyens, la profondeur des relations, quels que soient les détours de nos parcours humains.

A vous qui me lisez, amis connus et inconnus, que cette fête de Noël soit pour vous source de paix et de sérénité !

Joyeux Noël !




17:45 Écrit par Ben | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01 décembre 2011

Journée mondiale de lutte contre le sida

Comme chaque année, le 1er décembre vient nous rappeler cette épidémie qui continue à faire des ravages.
Si dans nos pays certains pensent que ce n'est plus grave, c'est faux.
Il faut continuer à se protéger dans les situations à risque.

Et porter le ruban rouge est un signe d'amitié et de sympathie pour tous les malades, celles et ceux qui les entourent, que ce soit de leurs soins ou de leur affection.
C'est aussi vivre le souvenir de celles et ceux que nous avons connus et qui ont déjà rejoint la vie éternelle en Dieu.

Seigneur, regarde tous les malades, les soigants et les proches.
Sois leur force dans l'épreuve et leur espérance. 

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17:18 Écrit par Ben dans Actualité, LGBT | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01 novembre 2011

Le temps passe vite...

Depuis la mort de papa, le temps passe très vite...
En effet, outre une activité professionnelle débordante et la vie quotidienne à la maison, il faut avec mes frère et soeur vider la maison familiale pour lui donner une destination.
C'est toute notre vie qui se trouve remuée avec les livres et les objets que nous nous partageons.
Nous n'avons pas fini - loin de là ! - notre travail.
Il faut parler des meubles, de leur contenu, des tableaux et autres objets de décoration.
Plus de 50 ans à se répartir et à voir quitter notre horizon !
Heureusement, nous sommes très unis dans toutes ces démarches et c'est une très bonne chose.
Au moment de la mort de ma grand-mère, maman avait connu une situation nettement plus tendue.
Et elle ne cessait de nous répéter : "Cela ne sert à rien de se disputer pour un objet, quelle qu'en soit la valeur !" 

Tout cela, grâce à Dieu, n'a pas arrêté le temps.
Je n'ai pas voulu que ce temps de deuil le soit pour celles et ceux qui me sont chers.
Malgré la peine qui m'habite, j'ai voulu honorer mes amis en répondant présent à leurs invitations.
Il y a eu les 40 ans de mariage de M. et G., joyeusement célébrés dans la simplicité et la profondeur des coeurs affectueux. M. et G., éprouvés eux aussi par plusieurs décès cette année...
Avec eux, j'associe leurs enfants dont je me sens aussi tellement proche. 

Il y a aussi D. et P., ces amis si proches comme des frères, avec qui nous avons été au cinéma voir le film étonnant et si juste de Nanni Moretti, Habemus papam
Ce soir, nous irons aussi avec eux voir The artist
Il est agréable d'avoir de tels amis et ce m'est encore pus en ces jours un réconfort.

Il y a encore F., A. et H., avec qui nous passons joyeusement et régulièrement une soirée "carte". 
Nous nous recevons les uns les autres tous les mois pour une moment de détente et d'amitié partagée revigorantes.

Et je devrais citer également toutes les autres amitiés qui enrichissent ma vie; elles se manifestent et se sont particulièrement signalées depuis la mort de papa. 

De toutes ces amitiés, j'en rends grâce !
C'est un trésor précieux, qu'il faut nourrir, sinon, ces amitiés risquent de ternir comme des perles jamais portées et enfouies dans un coffre. Elles perdent alors tout leur éclat...

Je me rends compte que je n'ai pas encore dit à quel point J. est un merveilleux compagnon.
Il supporte tout et me nourrit de son amour intense.
C'est d'abord grâce à lui que je vis paisiblement ces semaines qui passent et sont tellement pleines.

Aujourd'hui, c'est la Toussaint, le fête de tous les saints.
Ils sont nos protecteurs et nos guides.
Leurs vies, si variées et différentes les unes des autres, nous disent que nos chemins de vie peuvent rejoindre le coeur de l'Évangile.
Il y a les saints du ciel, connus et célébrés, il y a également les saints de nos vies.
Et mes amis en font partie...

Merci, Seigneur, pour ces saints du ciel et de la terre.
Merci pour leurs exemples, la force qu'ils transmettent.
Merci pour le réconfort qu'ils me donnent en ces moments plus douloureux.
Je sais que c'est de toi qu'ils me parlent et que c'est vers toi qu'ils me conduisent.
Car, tu es l'unique, celui que je crois mon libérateur.
Sois loué pour la vie et le temps qui passe, parfois si vite... 

 

08:12 Écrit par Ben dans Amitié, Ma vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07 septembre 2011

Papa

Samedi dernier, papa est mort.
Nous célébrerons ses funérailles demain.
Son départ me bouleverse, tant il vient remuer ma vie.
Je n'ai pas de mot pour exprimer ce que je ressens.
Mais dans la foi, je le confie au Seigneur.

Un ami qui m'est cher m'a envoyé ce texte.
Il résonne juste à mon coeur.

 

Notre Dieu, nous te rendons grâce pour cette vie qui a cessé d'être vivante à nos côtés 
et que nous accompagnons maintenant 
là où le corps revient à la poussière, 
au bord de notre mémoire, 
où se maintient la saveur unique de ceux qui ont été, 
au bord de notre foi, 
qui résonne de promesses et d'achèvements 
qui dépassent notre cœur et notre intelligence.

 

Nous sommes venus 
pour accompagner cette existence humaine, 
qui ne nous tient pas désormais compagnie, 
mais qui nous réunit maintenant dans la gratitude, 
dans le deuil et dans l'écoute.
C'est en gratitude d'abord que nos cœurs te parlent; 
nous te remercions pour ce qui s'est passé, 
pour nous et pour le monde, 
dans cette existence achevée et inachevée.
Elle est achevée, et nous tenons à exprimer, 
dans le silence où chacun se parle et te parle, 
combien nous avons reçu 
et peut-être aussi insuffisamment exprimé 
le prix qu'avait cette vie pour chacun d'entre nous.
Elle est inachevée, 
non seulement parce que la mort coupe toujours à l'inattendu, 
mais aussi parce que cette vie, 
comme chacune de nos vies, 
a été insuffisante, loyale et pardonnée.

 

C'est en deuil que nous te parlons maintenant. 
Nous sommes dans le manque radical qu'est pour nous la mort. 
Nous ne pouvons ni ne voulons en diminuer l'étreinte. 
Comme les disciples de ton Fils, 
au soir où Jésus est mort, 
nous n'avons rien d'autre à faire qu'à nous taire et à pleurer. 
Nous sommes, quel que soit notre âge, 
notre habitude ou notre premier désarroi, 
des amputés, qui ont perdu un membre 
et en ressentent la longue plaie.

 

C'est aussi, encore, toujours, dans l'écoute 
que nous voulons maintenant nous remettre. 
Nous ne savons pas bien quel est le sens de l'au-delà 
et ta Bible ne nous renseigne guère sur la destinée des morts. 
Mais tu l'as dit, avec une inlassable répétition: 
" Un jour, vous verrez celui en qui vous avez cru. 
Un jour, le dernier jour, mon Royaume viendra 
pour le relèvement de tous les morts."

 

Que ton Fils Jésus-Christ soit notre accompagnement 
dans les trois dimensions de nos vies: 
la reconnaissance de la mémoire, 
la brisure du deuil 
et l'attente de la promesse.

 

Amen.


16:34 Écrit par Ben dans Ma vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20 août 2011

L'Impromptu de Berlin

Vu et apprécié chez http://munichandco.blogspot.com 

Luc Rosenzweig est ancien journaliste à Libération (1980-1985) puis au « Monde » (1985-2001). Luc Rosenzweig est spécialiste de politique internationale, et a notamment été correspondant du « Monde » en Allemagne au moment de la chute du mur de Berlin, et à l’OTAN pendant les guerres de Yougoslavie. Il prépare actuellement une biographie d’Ariel Sharon dont la parution aux éditions Perrin est prévue à l’automne. Son délicieux Impromptu de Berlin circule sur la toile. Imaginez le décor d'un théâtre et laissez -vous aller à goûter au plaisir de ce marivaudage politique en alexandrins !

L'impromptu de Berlin, un régal..en Alexandrins

La scène se passe dans les jardins du Château Bellevue, à Berlin. Angela von Mecklemburg et Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception offerte par le roi de Prusse. On entend, au loin, les accents du quatuor de Joseph Haydn.

 Nicolas :

> > > > Madame, l'heure est grave : alors que Berlin danse
> > > > Athènes est en émoi et Lisbonne est en transes.
> > > > Voyez la verte Erin, voyez l'Estrémadoure
> > > > Entendez les Romains : ils appellent au secours !
> > > > Ils scrutent l'horizon, et implorent les Dieux.
> > > > Tous les coffres sont vides, et les peuples anxieux
> > > > Attendent de vous, madame, le geste généreux !
> > > > De leur accablement ils m'ont fait l'interprète :
> > > > Leur destin est scellé, à moins qu'on ne leur prête
> > > > Cet argent des Allemands sur lesquels vous régnez.
> > > > Cette cause est bien rude, mais laissez moi plaider...

 

Angela :

> > > > Taisez-vous Nicolas ! Je crois qu'il y a méprise
> > > > Folle étais-je de croire à une douce surprise
> > > > En vous suivant ici seule et sans équipage
> > > > Je m'attendais, c'est sûr, à bien d'autres hommages !
> > > > Mais je dois déchanter, et comme c'est humiliant
> > > > De n'être courtisée que pour son seul argent !

 Nicolas :

> > > > Madame, les temps sont durs, et votre cœur est grand
> > > > Vos attraits sont troublants, mais il n'est point décent
> > > > D'entrer en badinage quand notre maison brûle !
> > > > Le monde nous regarde, craignons le ridicule !
> > > > Notre Europe est malade, et vous seule pouvez
> > > > La soigner, la guérir et, qui sait ? La sauver !
> > > > Nous sommes aujourd'hui tout au bord de l'abîme
> > > > Vous n'y êtes pour rien, mais soyez magnanime !
> > > > Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire !
> > > > Qu'on les châtie un peu, mais votre main de fer
> > > > Est cruelle aux Hellènes, et nous frappe d'effroi !

 

Angela :

> > > > J'entends partout gronder, en Saxe, Bade ou Bavière
> > > > L'ouvrier mécontent, le patron en colère.
> > > > Ma richesse est la leur, ils ont bien travaillé.
> > > > L'or du Rhin, c'est leur sueur et leur habileté.
> > > > Et vous me demandez, avec fougue et passion
> > > > De jeter cette fortune au pied du Parthénon ?
> > > > Ce serait trop facile et ma réponse est non !

 Nicolas :

> > > > On ne se grandit pas en affamant la Grèce
> > > > En oubliant Platon, Sophocle et Périclès !
> > > > Nos anciens nous regardent, et nous font le grief
> > > > D'être des épiciers et non pas de vrais chefs !
> > > > Helmut Kohl est furieux et Giscard désespère.
> > > > Un seul geste suffit, et demain à Bruxelles
> > > > Desserrez, je vous prie, le nœud de l'escarcelle !

 Angela :

> > > > Brisons là, je vous prie, la nuit est encore belle
> > > > Votre éloquence est grande et mon âme chancelle...
> > > > Mais si je disais oui à toutes vos demandes
> > > > Je comblerais la femme, et trahirais l'Allemande !

(Ils s'éloignent, chacun de leur côté)

08:54 Écrit par Ben dans Actualité, Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21 juillet 2011

Fête nationale

Plus que jamais, aujourd'hui, nous devons fêter notre pays et appeler, à la suite du Roi, les responsables politiques à des négociations sérieuses et constructives.



podcast

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Vive la Belgique ! Vive le Roi !

08:26 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17 juillet 2011

Des nouvelles...

Vous avez peut-être l'impression que je n'écris plus.
Et c'est en partie vrai. Car ailleurs qu'ici, je passe du temps à rédiger notes et autres rapports...
Non que l'envie me manque, mais c'est le temps qui court et me fait réaliser que depuis plus d'un mois je n'ai rien partagé.
Il faut dire que mon nouveau boulot (de moins en moins "nouveau") m'accapare énormément.
Les dernières semaines ont été tellement chargées que J. et moi avons eu très peu de soirées ensemble.
Les réunions se suivent, parfois inutiles, souvent passionnantes. 
Depuis, vendredi, je suis en vacances jusqu'à la fin du mois.

J. et moi partirons vendredi prochain pour quelques jours de farniente sur la Côte d'Opale.
Pas de projet bien précis, sinon de passer ces moments à deux et de nourrir notre amour de simplicité.
Mon nouveau rythme est pour lui, à certains moments, difficile à vivre.
Les premiers temps, il me disait apprécier les soirées seul au cours desquelles il peut écouter la musique qu'il veut et lire tout son saoul.
Mais aujourd'hui, parce qu'il y en a trop, il trouve le temps long les soirs où je rentre tard...

Dans ces semaine chargées, nous avons profité des weekends, notamment pour aller au cinéma nous délecter du film de Wim Wenders sur la chorégraphe Pina Bausch.
Pina est un film qu'il est difficile de raconter.
Extraits de ses chorégraphies emblématiques, images d'archives et interviews des danseurs de sa troupe constituent le matériel que Wenders sublime devant nos yeux.
Des danseurs qui vivent leur art dans le métro aérien de Wuppertal, dans la rue, dans des parcs...
La vie se fait mouvement intérieur et grâce.
De plus, cette soirée était vécue en amitié avec D. et P.
Ils nous sont de plus en plus chers et nous avons avec eux des moments de partage privilégiés. 
Nous avons aussi eu la joie d'une soirée cartes avec nos amies et d'une soirée dias enchanteresse. 

Seigneur, merci pour J. et son patient amour.
Merci pour le travail passionnant qui est mien.
Merci pour les amis, en particulier D. et P., Fr., A. et H.
 

11:32 Écrit par Ben dans Amitié, Loisirs, Ma vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12 juin 2011

Pentecôte


17:50 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Bienvenue à Baptiste !

Baptiste est né hier.
Il est le premier petit-enfant de nos amis M. et G.
Longue vie à lui et bonheur pour lui et ses chers parents !
Avec toute sa famille, je me réjouis de son heureuse naissance.

Magnificat !


 

 

17:47 Écrit par Ben dans Amitié, Ma vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29 mai 2011

Témoigner de notre rencontre avec le Christ

Dominique (http://www.rencontresouslechenedemamre.net/a initié, il y a quelques semaines, un lectionnaire commenté des dimanches. 
La Parole en diversité est un beau projet. Je vous conseille de vous y rendre.
Il m'a demandé une contribution, publiée ce dimanche. La voici.
http://www.archive-host.com/files/963537/62aaf924af4ecf86... 

Quand Paul, devant les sages d'Athènes, se met à parler, c'est pour leur révéler qui est ce "Dieu inconnu" qu'ils vénèrent dans l'un de leur temple. Un Dieu inconnu qu'il dit, lui, connaître... Et nous, pouvons-nous vraiment dire que nous connaissons Dieu ? C'est que le monde ne connaît pas Dieu et que, sans l'accueil de l'Esprit, nous ne pouvons prétendre le connaître. Et nous sommes aussi de ce monde ignorant.

Les discours que nous pouvons tenir, pour rendre compte de notre foi en Christ devant les aréopages d'aujourd'hui, peuvent-ils être accueillis ou bien faisons-nous, comme Paul, l'amère expérience du rejet de nos paroles ? Témoigner de notre rencontre avec le Christ, annoncer qu'il est notre libérateur ne va, en effet, pas de soi.

Nous faisons chaque jour l'expérience qu'il est difficile de parler avec justesse des personnes qui nous aiment. De plus, tout ce que nous pouvons en dire ne suffit jamais à rendre compte de l'amour dont nous sommes aimés.

Jésus l'a très bien compris. En sa présence, les apôtres et les disciples étaient prêts à traverser le monde pour annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume et appeler chacun à vivre des béatitudes. A la croix, Jean, seul rescapé de la craintive fuite, rend témoignage de l'eau et du sang qui ont jailli du côté du Crucifié. Mais cela ne suffit pas encore.

Il faudra l'attente cloîtrée, les apparitions avec leur promesse de paix et la Pentecôte pour que Pierre et les autres à sa suite s'engagent dans l'annonce de cette nouvelle inouïe : "Nous avons trouvé le tombeau vide. Il est vivant et il marche chaque jour avec nous sur nos routes !"

En promettant un autre Défenseur, Jésus révélait le cœur intime du Dieu en qui nous croyons. Dieu est un et trinité ! Entre le Père, le Fils et l'Esprit - ce Dieu inconnu selon un ouvrage de 1938 du P. Victor Dillard, un jésuite, qui écrivit sur l’Esprit Saint - il y a un espace dans lequel nous trouvons place et où se révèle la profondeur de l'amour inconditionnel de Dieu pour chacune et chacun de nous, quelles que soient nos amours, nos sexualités, nos orientations de vie. Dans cette révélation, sans cesse nouvelle de l'amour divin, nous découvrons que "c'est en lui qu'il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d'exister".

Empli de l'Esprit, nous pouvons à notre tour prendre la parole pour dire, tels que nous sommes, cette vie intense qui nous est promise et se manifeste en nos existences. À tout moment de notre parcours d'humain, nous est donné cet Esprit de vérité. Et nous croyons qu'au jour de notre entrée dans l'éternité, nous le connaitrons vraiment ce Dieu d'amour, de tendresse, de vie ! "En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous."

08:52 Écrit par Ben dans LGBT, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10 mai 2011

Des nouvelles...

Plus vraiment le temps ces dernières semaines de nourrir ce blog.
Mon nouveau boulot m'accapere beaucoup. Presque plus une soirée de libre...
Mais je suis très heureux.

Hier, J. et moi fêtions nos deux ans de bénédiction de notre union.
Anniversaire anticipé samedi à deux et célébré hier soir chez notre chère amie Fr.
Joie de eencontrer aussi d'autres qui étaient là. 

Ce samedi 14 mai, c'est la Gay Pride à Bruxelles.
A 11h00, en l'église Notre-Dame du Bon Secours (rue Marché au Charbon), célébration oecuménique.
Love goes beyond...
L'amour va toujours au-delà, au delà des préjugés, des maladies, des apprences, des qu'en-dira-t-on...
Toutes et tous, soyez y les bienvenus.

Cliquez sur le lien pour plus d'info.

Pour le défilé, il y aura un groupe de chrétiennes et chrétiens LGBT qui défilera en témoignant de l'amour de Dieu...

 Affiche célébration pride.pdf

 

19:10 Écrit par Ben dans Amitié, Amour, CCL, LGBT, Ma vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24 avril 2011

Joyeuse fête de Pâques !

Il est cinq heures, Jérusalem s'éveille... Ces deux femmes n'ont plus du tout sommeil ! Elles viennent d'avoir à l'instant l'apparition d'un ange qui leur affirme que Jésus est vivant. Cela devrait suffire à les remplir de joie, mais pourquoi ont-elles encore peur ? D'ailleurs, la peur et la joie ne devraient pas se mélanger. Ce sont des sentiments trop forts et notre expérience montre que ces deux-là ne vont pas bien ensemble. Nos peurs nous déséquilibrent, nous paralysent. Au contraire, la joie signe le calme équilibre d'une vie. On m'oppose immédiatement les sensations offertes dans les parcs d'attractions. Dans le « grand huit », les manèges transportent jusqu'au vertige les participants qui s'amusent à se faire peur dans de petits chariots lancés à toute vitesse dans la pente. Ce sont les grandes frayeurs et les petites joies des parcs d'attractions ! L'évangile de la Résurrection nous parle aussi de ce mélange de peur et de joie, mais dans un tout autre registre ! Essayons de comprendre. 

Première étape : imaginez la scène. On s'étonne d'abord du nombre d'acteurs présents : des femmes et des soldats. Puis, l'arrivée de l'ange du Seigneur plonge le monde entier dans la crainte. De fait, la terre tremble dans l'effroi d'avoir tenu prisonnier un Dieu pendant trois jours. L'Évangile ne dit presque rien de la réaction des soldats et des gardes, sinon qu'ils devinrent comme morts. Ils sont morts de peur ! C'est une scène étrange : les seules personnes armées sont paralysées. Ainsi, de même que la mort n'a pu retenir le Sauveur, puisqu'il ne meurt plus, les soldats sont impuissants à retenir l'auteur de la vie. Quelque chose aussi a changé pour ces deux femmes venues au tombeau ; avant ces événements, Marie-Madeleine et l'autre Marie partageaient les repas de Jésus et vivaient simplement dans sa compagnie, maintenant la crainte les saisit. Elles connaissaient un homme et voici qu'elles basculent dans l'extraordinaire de la vérité de Dieu. En l'espace d'un éclair, s'est manifestée la profondeur unique de la relation du Christ à Dieu son Père. À la Résurrection, Jésus les introduit dans l'incroyable profondeur de sa personnalité. 

La joie de la résurrection n'est donc pas celle d'un happy end après les événements terribles de la Passion ; ces femmes ont compris que le Seigneur était là et qu'elles ne le savaient pas ! Ce n'est pas la conclusion de la pièce, la salutation des acteurs et le rideau qui retombe sur la scène puisqu'il n'y aurait plus rien à voir. Non, le rideau ne se referme pas : au contraire, il s'ouvre... La résurrection c'est le moment où s'impose, au coeur même du monde, la vérité de Dieu. Et c'est pour cela que la terre tremble, que les gardes sont paralysés et que les saintes femmes ont si peur. Elles, elles frôlent imprudemment le monde totalement nouveau de la résurrection. Mais déjà elles ressentent quelque chose de curieux : la peur certes devant le sublime mais aussi l'envie d'en parler, d'en découdre, d'y aller joyeusement. C'est comme avant une naissance ou un grand match ! 

Séquence suivante : « Et voici que Jésus vint à leur rencontre... ». Il arrive en dernier, pour tout reprendre en lui, car il a encore quelque chose à faire : garder la seule émotion de la note juste. Pour accomplir cette libération de la peur, la présence du Ressuscité va beaucoup plus loin que la parole de l'ange. Pour comprendre, mettez-vous dans la peau de quelqu'un qui vient d'apprendre le déraillement d'un train dans lequel se trouve son propre frère. Le standard téléphonique mis à la disposition des familles peut certes l'assurer que son parent ne compte pas parmi les victimes de l'accident. Mais arrive-t-il à le croire vraiment ? Non, je ne le pense pas ; car, au fond, rien ne peut remplacer l'étreinte, le café tiède pris ensemble et l'émotion partagée. Cette peur maudite maintenant est derrière. La vie, elle, est devant. « Soyez sans crainte » dit le Ressuscité puisque pour la résurrection de Jésus, c'est la même chose : dans la simplicité d'une rencontre, Jésus ressuscité veut partager à ces témoins désarmés une joie plus forte que la peur. 

Pourtant, il manque encore quelqu'un sur la scène : c'est nous ! Nous avons tous notre place dans ce jardin ; car, pour nous aussi, c'est « le premier jour de la semaine ». Nous devrions avoir un peu peur, comme les femmes et les gardes, devant la manifestation de la plénitude de la vérité de Dieu. Nous ne sommes pas immédiatement en phase avec le monde de la résurrection. Non, nous n'y sommes vraiment pas habitués. Mais nous avons à apprendre à accueillir le Ressuscité qui vient simplement à notre rencontre. Dans la vérité de ce qu'Il est pour son Père et pour nous, Il nous révèle qui nous sommes pour son Père et pour Lui : des pépites d'éternité. Alors, notre vision du monde, de l'existence, des autres, peut aussi se retourner complètement et la joie nous envahir en rayonnant. 

Et plus largement, qui que vous soyez, quelle que soit votre vie, vos doutes, votre parcours dans l'Église, venez tous goûter à la joie de ce jour. Alors vous saisirez que, dans son expression la plus forte, la joie de la résurrection est liée à l'amour : aimer et se savoir aimé pour toujours.

Méditation de la retraite dans la ville - http://www.retraitedanslaville.org/

 

Joyeuse fête de Pâques à chacune et chacun !

 

Résurrection Chagall.jpg


22 avril 2011

Méditation

Le mystère d'une soif

La Parole de Dieu« Sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit : "J'ai soif." » 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean chapitre 19, verset 28.

La méditation

En croix, Jésus a soif. A cette heure, Jésus a soif jusqu'au bout de notre foi et de notre amour. 

Mendiant, comme tout amour, Jésus qui n'a pas craint, épuisé de fatigue, de demander à une femme «donne moi à boire», ose nous demander maintenant de coopérer avec lui au salut du monde par la croix. Alors que dans l'épreuve, le risque est grand de nous emmurer, le Christ nous dit son désir immense qu'on lui dise : oui! C'est comme s'il nous disait : « j'ai soif de ton oui ! » 

Notre oui à Dieu sera peut-être un pauvre oui, balbutié, mais il nous ouvrira mystérieusement les portes de la vie et soulèvera à notre insu les pesanteurs de notre monde. 

Au pied de la croix, une femme est là, debout. Elle n'a pas fui. Le « oui » qu'elle a dit au printemps de sa vie, elle le redit à l'heure du plus grand dépouillement. Mais, ô miracle, c'est l'heure où elle est consacrée mère des sauvés. Jésus la regardant, avec saint Jean, vient de leur dire : « voici ton fils, voici ta mère ». 

Heureux sommes-nous si, à l'heure de la croix, nous savons accueillir Marie chez nous !

 

Cette méditation est celle offerte aujourd'hui par la Retraite dans la ville que j'ai suivie chaque jour de ce temps de carême.
http://www.retraitedanslaville.org/ 

15:00 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Jours saints

Hier, la journée ne s'est pas passée comme je l'attendais...
C'est que, dès la veille, j'ai été plongé par des circonstances familiales dans l'angoisse et l'inquiétude.
Rentré d'un magnifique concert où fut interprétée par le Ricercar Consort la Passion selon saint Jean de Bach, j'étais averti que mon papa venait de faire une thrombose...

Aujourd'hui, vendredi saint.
La mort de Jésus qui fait taire... 
Méditation sur la vie et sur la mort.
Sur l'espérance aussi ! 

En attendant une aube pascale qui viendra.

 

crucifixion Chagall.jpg

09:00 Écrit par Ben dans Ma vie, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14 avril 2011

Des nouvelles en vrac

- Depuis que j'ai commencé mon nouveau boulot, je ne vois pas le temps passer.
Je suis en effet pris en journée et très souvent en soirée. Le rythme actuel change donc beaucoup des mois qui ont précédé cet engagement. Toutefois, cela ne me pèse en rien. Et J. est plutôt content aussi de ce nouveau rythme : je suis heureux et cela rejaillit sur notre couple... Et, de plus, il a du temps pour lui à la maison. Aujourd'hui, jour off. Alors j'en profite pour donner ces quelques nouvelles.

- Avec ce rythme effréné, nous avons moins de temps pour sortir. Dernièrement nous avons été au cinéma voir le dernier film de Ferzan Özpetek, Mine vaganti. Si nious avons passé un bon moment, il faut dire que ce n'est pas son meilleur film. Nous avions été frappé par l'intensité de Hammam et par Le fate ignoranti. Après ce moment divertissant, nous sommes allés manger dans un restaurant asiatique. La soirée était douce et la terrasse agréable. Devant notre hésitation, nous avons mangé comme repas six entrées que nous nous sommes partagées... Encore meilleures, puisque partagées ! La soirée s'est achevée par un pot pris dans un bar que nous aimons. Pas dedans, mais devant, tant le milieu de la nuit permettait de goûter au plaisir d'un soir, presque d'été.

- J'ai été interrogé par D., qui tient un blog que je lis depuis longtemps. Il est toujours agréable d'aller un peu plus loin dans les échanges que la toile offre. Mais ce que j'apprécie par dessus-tout, c'est de pouvoir mettre de la 3D dans ma vie. Aujourd'hui, plusieurs amies et amis très chers sont entrés dans ma vie par le biais des blogs et autres réseaux sociaux. J'en suis reconnaisant tant leur présence dans ma vie est importante et tant je me suis senti soutenu dans les mois d'épreuve par leur présence discrète et effective.

- J'ai été réélu au service de la CCL. La Communauté poursuit sa route et j'espère pouvoir la servir au mieux, cherchant à ce que chacun trouve ce qu'il cherche et avance dans sa vie dans la sérénité. Être gay ou lesbienne et chrétien(ne), ce n'est pas toujours aisé. En effet, de même qu'il n'est pas facile d'être gay ou lebienne dans le monde chrétien, il ne est pas facile non plus d'être chrétien dans le monde gay et lesbien.

- Par E., ami parisien vieux-catholique, j'ai découvert cette Passion, composée en 2006, qui me touche beaucoup. En ce temps de carême, cela vient bien à propos. Envie de la partager. 

 

09:28 Écrit par Ben dans CCL, LGBT, Loisirs, Ma vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09 avril 2011

Voyage en perspective

Un ami a transmis ceci. Je ne résiste pas au plaisir de le partager.
J'en pleure encore...

1. Allez sur Google Maps et cliquez sur "itinéraire"
2. Écrivez juste USA comme origine
3. Écrivez juste Japon comme destination
4. Lisez la ligne 31 et lorsque vous cessez de rire, re-postez ceci pour faire rire quelqu'un d'autre...

00:29 Écrit par Ben dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

30 mars 2011

Travailler avec des politiques...

Comme je n'ai pas beaucoup de temps pour revenir ici sur ce qui fait mon boulot, je voudrais partager ce sketch qui me fait pleurer de rire.
Il se fait que dans mes occupations professionnelles, j'ai la chance (?) de croiser en réunion des femmes et des hommes politiques...  

Ce qui suit peut vous faire comprendre ce que je ressens parfois à les entendre.
Bon amusement !




 

07:28 Écrit par Ben dans Ma vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18 mars 2011

Être hétérosexuel...

Vu chez Étienne ( http://anotherdaylight.wordpress.com ). Et je trouve que c'est tellement juste.

Si vous n’êtes pas familier avec l’homosexualité, posez-vous les questions suivantes :

– Quand et pourquoi avez-vous choisi d’être hétérosexuel ?

– Qu’est-ce qui a causé votre hétérosexualité ?

– Avez vous choisi volontairement d’être hétérosexuel ?

– Pensez-vous qu’on peut devenir « ex-hétérosexuel » grâce à une thérapie ?

– S’il existait une pilule qui puisse vous rendre homosexuel, la prendriez-vous ?

– A qui avez-vous révélé votre hétérosexualité ?

– Comment vos parents ont-ils réagi lorsque vous leur avez dit que vous étiez hétérosexuel ?

– Est-ce que vos collègues de travail sont au courant de votre hétérosexualité ?

– Est-il possible que votre hétérosexualité ne soit qu’une phase et que cela passera quand vous serez plus vieux ?

– Est-ce que votre hétérosexualité ne serait pas le résultat d’une peur névrotique des personnes du même sexe que vous ?

– Comment faites-vous pour rencontrer d’autres hétérosexuels ?

– A quoi reconnaissez-vous les autres hétérosexuels ?

– Comment peut-on trouver du plaisir dans un rapport hétérosexuel ?

– Qui fait l’homme et qui fait la femme dans un rapport hétérosexuel ?

– Considérant la fréquence des divorces, pourquoi y a-t-il si peu de relations stables chez les hétérosexuels ?

– Pourquoi les hétérosexuels ont-ils une vie sexuelle si débridée ?

– Si vous deviez avoir des enfants, souhaiteriez-vous qu’ils soient hétérosexuels, connaissant les problèmes auxquels ils auraient à faire face plus tard ?

– Une grande majorité des gens qui brutalisent les enfants sont hétérosexuels, pensez-vous qu’il soit raisonnable d’exposer vos enfants à des enseignants hétérosexuels ?

– Pourquoi insistez-vous à montrer avec autant d’évidence votre hétérosexualité et à en faire un tel spectacle ?

– Ne pouvez-vous pas juste être vous-même et rester discrets devant les enfants ?

– Considérant les menaces de surpopulation, comment la race humaine pourrait-elle survivre si tout le monde était hétérosexuel ?

 

22:49 Écrit par Ben dans LGBT | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09 mars 2011

Carême

Pour entrer en carême, et parce que je suis profondément touché par ce qui se passe au Pakistan, je veux vous partager le testament spirituel de Shahbaz Bhatti, ministre des minorités religieuses, assassiné en haine de la foi le 2 mars dernier.

"Je veux servir Jésus

De hautes responsabilités au gouvernement m'ont été proposées et on m'a demandé d'abandonner ma bataille, mais j'ai toujours refusé, même si je sais que je risque ma vie. Ma réponse a toujours été la même : « Non, moi je veux servir Jésus en tant qu'homme du peuple ».

Cette dévotion me rend heureux. Je ne cherche pas la popularité, je ne veux pas de positions de pouvoir. Je veux seulement une place aux pieds de Jésus. Je veux que ma vie, mon caractère, mes actions parlent pour moi et disent que je suis en train de suivre Jésus-Christ. Ce désir est si fort en moi que je me considérerai comme un privilégié si - dans mon effort et dans cette bataille qui est la mienne pour aider les nécessiteux, les pauvres, les chrétiens persécutés du Pakistan - Jésus voulait accepter le sacrifice de ma vie. Je veux vivre pour le Christ et pour Lui je veux mourir. Je ne ressens aucune peur dans ce pays.

À de nombreuses reprises, les extrémistes ont tenté de me tuer et de m'emprisonner ; ils m'ont menacé, poursuivi et ont terrorisé ma famille. Les extrémistes, il y a quelques années, ont même demandé à mes parents, à ma mère et à mon père, de me dissuader de continuer ma mission d'aide aux chrétiens et aux nécessiteux, autrement ils m'auraient perdu. Mais mon père m'a toujours encouragé. Moi, je dis que tant que je vivrai, jusqu'à mon dernier soupir, je continuerai à servir Jésus et cette pauvre humanité souffrante, les chrétiens, les nécessiteux, les pauvres.

Je veux vous dire que je trouve beaucoup d'inspiration dans la Bible et dans la vie de Jésus-Christ. Plus je lis le Nouveau et l'Ancien Testament, les versets de la Bible et la parole du Seigneur et plus ma force et ma détermination sont renforcées. Lorsque je réfléchis sur le fait que Jésus a tout sacrifié, que Dieu a envoyé Son Fils pour notre rédemption et notre salut, je me demande comment je pourrais suivre le chemin du Calvaire. Notre Seigneur a dit : « Prends ta croix et suis-moi ». Les passages que j'aime le plus dans la Bible sont ceux qui disent : J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais  nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en  prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! ». Ainsi, lorsque je vois des personnes  pauvres et dans le besoin, je pense que c'est Jésus qui vient à ma rencontre  sous leurs traits. Pour cette raison, j'essaie toujours avec mes collègues d'aider et d'assister  ceux qui en ont besoin, les affamés, les assoiffés.

Shahbaz Bhatti"

27 février 2011

Une semaine...

Voilà une semaine de passée et je suis déjà heureux de mon nouveau boulot.
J'ai reçu un accueil magnifique de la part de tous les collègues et déjà se dessinent de fructueuses collaborations.
La confiance me semble déjà installée et la cordialité des relations humaines est déjà là.
Je commence à percevoir comment fonctionne tout ce monde et quels sont les aspects du travail que je vais devoir renforcer, corriger, modifier...

Heureux et fatigué.
Le changement de rythme par rapport aux derniers mois se fait sentir et bien avant mon heure habituelle de coucher, le lit m'appelle et les paupières se ferment.
Il faut dire que j'ai fait une semaine de plus de 46 heures, alors que la durée du travail est fixée à 38.
Peu m'importe, je pourrai les récupérer à un moment ou l'autre et cela viendra alors sans doute bien à point. 

Ce changement de rythme modifie également notre vie à deux.
J. se retrouve à devoir gérer mes horaires incertains et partage ce rythme avec moi.
Mais il me signifie sa joie de me voir déjà épanoui dans ce nouvel emploi et cela ajoute à mon bonheur, à notre bonheur.

Mes nouvelles responsabilités m'empêchent d'être présent sur la toile comme je l'ai été ces derniers mois.
Je n'ai plus beaucoup de temps pour cela.
Cependant, ça ne m'empêche pas de penser à mes amis, à ma famille et à vous...
Et comme le transport jusqu'au bureau me prend plus de temps, cela en donne davantage  pour penser, pour prier...

Seigneur, merci de me donner tout cela à vivre.
Merci pour la joie déjà vécue.
Bénis chacun de mes collègues et donne-nous de construire notre travail avec toi. 
Bénis aussi J. et notre couple.
Donne à tous la joie de travailler dans un climat serein et fraternel.
 

10:55 Écrit par Ben dans Ma vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Un nouveau blog

Un nouveau blog est apparu dans la catégorie "blogs chrétiens gays".
Henri et Raphaël sont deux amis, homosensibles et chercheurs de Dieu.
Leurs billets sont pudiques et profonds.
Ils posent des questions essentielles...
Un blog à méditer plus qu'à lire.

Bienvenue à vous deux, en fraternelle amitié ! 

http://adeuxvoix.blogspot.com/

10:39 Écrit par Ben dans LGBT, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08 février 2011

Au boulot !

Voilà que 10 mois, et un peu plus, de désoeuvrement vont s'achever.
Depuis ce matin, je sais qu'un nouveau boulot m'attend.
J'en suis tout heureux !
Et je voulais partager ma joie...

Durant cette période, j'ai beaucoup appris :
sur les administrations publiques, sur les employeurs potentiels, sur les offres d'emploi presque bidon, sur les gens qui ne se donnent même pas la peine d'accuser réception de votre cv et de votre lettre de motivation (pas toujours enthousiaste, je dois le reconnaître... Mais quand il faut faire la preuve de 2 à 3 candidatures par semaine...)

J'ai aussi beaucoup appris sur moi, mon caractère, mes impatiences...

Et j'ai, une nouvelle fois, expériementé la force de l'affection et de l'amitié.
J. a été le plus patient des compagnons et son amour un baume dans l'épreuve.
Et les nombreux signes d'amitié et marques de soutien m'ont été droit au coeur.

Pour cela, je n'ai qu'un mot : MERCI !

Merci à toi, J., d'être ce merveilleux compagnon de ma vie.
Merci à vous, les amies et les amis.

Merci aussi, à toi Seigneur, de m'avoir éclairé aux jours plus sombres, soutenu aux jours défaillants et d'avoir avivé en moi la force de l'espérance.

14:45 Écrit par Ben dans Ma vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04 février 2011

Non, je ne suis pas mort

Non, je ne suis pas mort.
Plus d'un mois que je n'ai rien écrit ici.
Pourquoi ?
Manque de temps ? Non.
Du temps, j'en ai trop... Pour le moment.
En effet, j'espère décrocher très vite un nouveau poste et sortir de cette période de chômage qui me fatigue bien davantage que si j'avais un boulot.
Le temps n'est pas le meilleur allié du chômeur.
Et je comprends mieux aujourd'hui comment il est possible de passer des heures à ne rien faire...

Manque d'évènements dans ma vie ? Non. 
Même si je suis chômeur, il y a beaucoup de choses que je pourrais partager ici.
comme cette soirée au cinéma au cours de laquelle nous nous sommes régalés du film "The kids are all right"; ou encore, ce que j'ai fait pour mon anniversaire le 28 janvier dernier...
Mais je n'en ai pas le goût.

Alors, pourquoi n'ai-je pas envie d'écrire ?
Je pense que pour écrire, il faut avoir un horizon dégagé.
L'espace est nécessaire à la vie; et écrire, pour moi, s'inscrit dans cette dynamique de la vie...

Non, je ne suis pas mort.
Mais un nouveau boulot me serait une bonne bouffée d'oxygène.

Seigneur, tu sais que je me confie à toi.
Donne-moi la patience.
Je veux te remercier pour tous les signes et gestes d'amitiés reçus et qui m'encourage à aller de l'avant.

 

10:59 Écrit par Ben dans Amitié, Ma vie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

31 décembre 2010

Nouvel an...

2010 se ferme et voici que 2011 s'ouvre à nous.

Au cours de l'année qui s'achève, beaucoup de choses vécues, les unes difficiles, les autres plus légères.
Je ne conserverai pas le meilleur des souvenirs de cette année révolue. 
J'espère que l'an neuf sera plus réjouissant.

À chacune et à chacun, mes voeux d'une très belle année 2011 !
Que vous soyez comblés dans vos désirs profonds !
Que vous puissiez vivre le meilleur pour vous !
Que les amitiés et les affections vous soutiennent au jour plus sombres et qu'aux jours de joie la fête soit partagée !

Seigneur, bénis-nous et garde-nous !
Fais rayonner pour nous son visage !
Accorde-nous la grâce et la paix ! 

colombe paix.gif

23:51 Écrit par Ben dans Actualité, Amitié, Ma vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29 décembre 2010

A propos d'arc-en-ciel...

Voici un texte magnifique que Françoise a écrit sur le blog du Carrefour de Chrétiens Inclusifs (CCI). Il fait suite à une polémique née aux États-Unis : des fondamentalistes veulent empêcher les personnes LGBT de se reconnaître dans le drapeau arc-en-ciel.
En suivant le lien à la fin du texte, vous aurez plus de détails. 

Je ne résiste pas à vous le partager, tant il dit le coeur du mystère...

 

Et le Seigneur voit

Et le Seigneur voit
les églises nombreuses
les temples austères et dépouillés, les collégiales, les oratoires,
les cathédrales haut perchées surplombant les villes de leurs ors et de leurs encens
les églises géantes d’Iowa et les prieurés blottis au creux des villages brabançons
la terre battue des chapelles de brousse et le marbre des basiliques
Le Seigneur voit, et ne dit jamais qu’il préfère les sanctuaires de la mer où des vierges songeuses tendent les bras aux marins.

Et le Seigneur voit
les liturgies nues ou grandioses
les costumes noirs et les soies bariolées
les pasteurs, les prédicateurs, les prêtres, les prophètes, les métroplolites 
et les femmes qui posent des gestes eucharistiques.
Et le Seigneur voit les évêques, les diacres et les bedeaux,
et tout le peuple qui dresse les tables de l’accueil et fleurit les autels
Le Seigneur voit, et ne dit jamais qu’il préfère dans le petit matin glacé le sacristain un peu simple qui souffle sur ses doigts avant de sonner les cloches de la première messe

Et le Seigneur voit
les puissants qui ne partagent pas
les théologiens qui dissertent
les tours d’ivoire et de grimoires.

Et le Seigneur voit
les vallées piémontaises où les vaudois s’assemblent pour lire Jérémie à flanc de montagne
ensemble
Et le Seigneur voit

les hautes terres et plaines du Chiapas où les indiennes s’assemblent pour réinventer l’Evangile de la Pachamama
ensemble
Et le Seigneur voit
la salle du temple populaire où des étudiants sourds s’assemblent pour signer le Notre Père
ensemble
Et le Seigneur voit
deux ou trois en son nom, réunis,
ensemble.

Et le Seigneur dit
Je suis le Dieu unique, mais vous, mon peuple, êtes multiples comme les étoiles du ciel,
Et chacun a son nom, sa couleur et son chant
Et moi je suis présent quand vous êtes
ensemble.

Je suis le Dieu unique,
assoiffé de vous-autres, mon peuple, mon étonnant peuple, mon bien aimé étonnant peuple.

Et je vous vois vous battre pour chacun des signes que j’ai offert à vos pères,
et je vous vois hurler avec arrogance que vous tenez la Vérité enclose dans une bouchée de pain,
et je vous vois gonfler d’orgueil comme si vous pouviez juger votre frère que j’aime
comme si vous aviez autorité sur les brins de ciel pur que j’ai tressés entre mon peuple et moi
comme si vous pouviez posséder l’arc en ciel
comme si l’amour était un péché.

Le Seigneur voit, et ne dit jamais qu’il préfère le dimanche à l’heure des vêpres ces deux femmes d’âge mûr qui le prient en secret dans la chambre avant de faire l’amour tout doucement.

Le Seigneur voit
chacune des luttes de ses enfants opprimés.

Et le Seigneur dit :
Pourquoi n’écoutez-vous pas, ô mon peuple,
Ce que je te dis, encore et encore, dans une compassion obstinée,
combien mes mains sont vides quand l’un de vous opprime l’autre
quand il l’écarte de la table où je me suis donné.

Et le Seigneur dit :
Il n’y a pas assez de mots de tendresse pour dire combien mon cœur se serre chaque fois qu’on porte en terre un de mes enfants,
et vous, peuple stupide, vous, je vous vois prêts à tuer pour votre religion.

Et le Seigneur dit :
Pourquoi n’écoutez-vous pas, ô vous mon peuple bariolé,
votre fraternité que j’ai partagée à l’ombre des oliviers
avant de l’écrire en lettres de sang sur l’écorce noueuse d’une croix
au mitan des terres d’Orient ?
Moi, votre Dieu unique et torturé, je vous aime chacune et chacun d’un amour immense.

Mais nous n’écoutons pas assez.
Et le Seigneur est, le Seigneur demeure,
là où nous ne l’entendons pas
et ne dit jamais qu’il préfère ceux qui se tiennent en pauvreté pour tenter d’écouter sa voix. 

http://carrefour-chretiens-inclusifs.blogspot.com/2010/12...

 

16:49 Écrit par Ben dans Amitié, LGBT, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25 décembre 2010

Joyeux Noël

En ce jour, voici le récit des évènements, tels que notre monde peut les raconter.

Profitez-en bien.

Joyeux Noël !


24 décembre 2010

Noël

Dieu, pour manifester son amour éternel, se fait homme et révèle cet amour inconditionnel dans les babillements du bébé de la crèche.
Jésus, en naissant dans la simplicité de Bethléem, commence un parcours semblable au nôtre.
Il n'a pas choisi sa naissance. Il n'a pas sélectionné ses parents.
Il a appris, au fil du temps, à les aimer, tels qu'ils sont.
En contemplant l'enfant de la crèche, c'est toute une vie que nous contemplons.
Vie divine de Dieu fait homme, vie humaine de Jésus se révélant Fils de l'Homme.
Notre humanité tout entière dans le cri d'un bébé naissant.

À chacune et à chacun de vous qui passez ici, une très belle fête de Noël, faite de paix, de sérénité et d'affection partagée.

Noël Georges de la Tour.jpg

21:55 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

En attendant la nuit...

Voici un texte magnifique, publié par l'Avent avec le Moineau sur Facebook.
Je ne résiste pas au plaisir de le transmettre, tant ce texte est, pour moi, situé au coeur du mystère que nous allons célébrer.

L'enfant de l'étrangère

Ici de passage, dans le froid et la nuit, au bout de la route, la fatigue, l'épuisement, la faim, la soif, le doute, à l'écart de tout, la lourdeur des vies à venir, les pieds gourds, l'ombre, le long chemin, la peur, et ces langues inconnues où l'insulte claque comme un fouet, je ne suis pas chez moi et l'enfant va venir, je ne suis pas chez moi et les eaux se rompent, je ne suis pas chez moi et la douleur bat mes entrailles et je n'ai jamais eu aussi mal, je ne suis pas chez moi et je ne suis plus qu'une longue plainte, déchirante, déchirée, je ne suis pas chez moi et je vais me déchirer, mon sexe va se déchirer, je ne suis pas chez moi et il n'y a pas de sage-femme, je ne suis pas chez moi et mon homme ne sait que faire et ses grandes mains maladroites et ses yeux affolés, et si l'enfant vient de travers, et si l'enfant ne passe pas, et si l'enfant ouvre tout mon corps, et si le sang, et si l'enfant meurt, et si je meurs, et si, personne ne viendra donc m'aider, et les portes qui se ferment, il n'y a pas de place pour vous ici, étrangers, je ne suis pas chez moi je vais me déchirer et il n'y a pas de place pour nous ici, je vais mourir, étrangère, et j'ai peur peur, peur mais bientôt si mal de l'enfant qui pousse et pousse encore, que la douleur si forte vient dépasser la peur.

Une étable. Il y a place pour poser ma peur dans une étable, et pour avoir mal.

Une femme d'ici vient. Elle apporte de l'eau chaude, du linge calme et blanc. Elle approche les mains. Elle a les mains tièdes comme du pain levé. Elle dit : respirez, je respire. Elle dit : poussez, je pousse.

Le souffle, me voilà toute dans le souffle, et dans ce prodige de mon enfant qui vient. Dans le sang et la déchirure, la promesse, puis Dieu, rouge, passant la barrière, glissant hors de mon corps et son premier cri.

 

09:52 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |