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| 17-11-2009 Amitié |
Pour R. |
Ce dernier week-end, J. et moi participions à une "retraite" organisée par la CCL dans un monastère accueillant des Ardennes... Ce week-end, animé par l'un de nos amis, avait pour thème : "Quitter ses peurs pour devenir soi". Nous étions une bonne quinzaine de participants, dont R. R. est un membre actif de l'association, engagé à plusieurs titres dans la vie chrétienne. R. a passé un week-end éprouvant, tellement éprouvant qu'il n'a pu le suivre jusqu'au bout et s'est enfui le dimanche en fin de matinée. Hier soir, j'ai appelé, inquiet de son état. R. était en larmes. R. n'a plus de force pour mener les combats qui sont les siens. R. est envahi par la culpabilité d'être celui qu'il est. R. ce sent moins que rien... J'aimerais pouvoir faire quelque chose. Et pourtant je suis impuissant. Il me reste à penser à lui, à prier pour lui. Et si vous vous unissez à ces pensées ou à ces prières, peut-être renaîtra en lui l'espérance... Seigneur, sois la force de R., sois son soutien. Permets qu'il puisse se reconnaître comme ton frère aimé dans le Père. |
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17-11-2009, 16:28:50 Ben
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| 10-11-2009 Actualité |
Une session bizarroïde |
Dernièrement, à Repentigny au Québec, des séances étaient organisées invitant les parents à renforcer le potentiel hétérosexuel de leurs enfants. Le zélateur de ce combat, un certain Michel Lizotte, semble être un fervent adepte des thérapies pour changer l'orientation sexuelle des personnes. Les deux dernières séances (sur trois) ont été annulées suite au tollé que cela a provoqué, notamment via facebook et la presse québécoise. Raymond Gravel, prêtre québécois, a tenu une chronique à ce sujet dans le Trait d'Union. Je ne résiste pas à la partager tant elle me semble claire, simple et juste. (source :http://www.letraitdunion.com/article-397752-Une-session-bizarroide.html)
"Plus ça change, plus c’est pareil. Il n’y a pas tellement longtemps, des curés bien intentionnés entraient dans les chambres à coucher des gens pour leur dicter une conduite très stricte par rapport à la sexualité. Toute relation sexuelle entre un homme et une femme ne trouvait sa justification que dans le cadre bien précis du mariage sacramentel chrétien, en vue de la procréation. Dans tous les autres cas, il s’agissait d’un péché mortel grave que seules les femmes pouvaient commettre, car ce sont à elles que les confesseurs refusaient l’absolution, lorsqu’elles n’étaient pas enceintes de leur 14e ou 20e enfant. L’acte sexuel était vu comme un mal nécessaire que les couples pouvaient utiliser modérément dans le seul but de donner la vie à un enfant. On était loin de la sexualité comme langage d’amour entre deux personnes qui veulent unir leur destinée et partager leur vie ensemble, ouvertes sur la famille. Aujourd’hui encore, d’autres curés, aussi bien intentionnés que les premiers, voudraient entrer cette fois dans les familles pour inciter les gens à intervenir, comme parents, dans l’orientation sexuelle de leur enfant, afin de l’aider à développer son potentiel hétérosexuel. C’est l’objectif poursuivi par les ateliers offerts aux parents de Repentigny, à l’église Notre-Dame-des-Champs, présentés par le curé Christian Lépine et animés par le pseudo-journaliste Michel Lizotte.
Mais au fait, qu’est-ce qu’un potentiel hétérosexuel? Est-ce une sorte de gêne que tout le monde possède mais que certains refusent de développer? Si, par nature, nous sommes tous et toutes hétérosexuels, pourquoi certains refusent-ils de l’être? Parce qu’ils sont vicieux? Sado-masochistes? Marginaux? Peut-être ont-ils des parents irresponsables qui n’ont pas su intervenir à temps? Vous trouvez sans doute ces propos inacceptables, et vous avez raison! Mais comment ne pas en arriver à de telles conclusions lorsqu’on offre à des gens une session de formation sur l’accompagnement parental vers l’hétérosexualité et sur les attraits non désirés vers le même sexe?
Lorsque j’étais jeune prêtre, vicaire à Mascouche, j’ai voulu aider un jeune à accepter sa condition homosexuelle qu’il refusait d’assumer. Il a préféré suivre les conseils d’un pasteur évangélique qui lui promettait une «guérison» assurée par la prière et par l’imposition des mains. Quelques temps après, j’ai reçu un appel de sa mère me disant qu’il s’était suicidé. Elle me demandait si je voulais célébrer ses funérailles.
L’homosexualité n’est pas un choix… c’est presque toujours un drame épouvantable pour celui ou celle qui la découvre dans sa vie, dans ses tripes et dans ses désirs les plus profonds. C’est souvent à l’âge ingrat de l’adolescence que le jeune découvre sa différence, et s’il n’est pas accueilli, aidé, compris et aimé par ses proches, dont ses parents, par ses amis et par les adultes qui l’entourent, le jeune se refermera sur lui-même, il se frustrera, il se détestera, il pourra se refouler jusqu’à vivre une relation hétérosexuelle contre nature qui provoquera des blessures assurées, difficiles à guérir, dans un avenir plus ou moins rapproché, lorsqu’il acceptera enfin son homosexualité. Pour d’autres, plus fragiles, le choc est tellement grand que leur seule issue possible est le suicide.
Comme prêtre, j’ose espérer que les dirigeants de mon Église n’appuient pas l’inconscience d’un curé et l’incompétence d’un pseudo-journaliste, dont l’irresponsabilité peut nuire beaucoup plus qu’aider aux parents d’aujourd’hui qui veulent accompagner leurs enfants dans les périodes difficiles de leur développement. Les parents ne sont pas coupables de l’homosexualité de leur enfant et les jeunes gais ont droit au même respect et à la même dignité que les autres." |
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10-11-2009, 09:32:18 Ben
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| 08-11-2009 Ma vie |
Grippe |
Une semaine de grippe. Voilà qui n'est pas pour me réjouir. Une semaine que j'ai passé à dormir, tousser, tourner en rond, lire... prier aussi. Pas capable de me concentrer sur quoi que ce soit. Une semaine étrange puisque J. et moi avions pensé nous rendre sur la tombe de Maman lundi dernier. Mais voilà, il y est allé seul. Et seul aussi, il a eu le plaisir de passer du temps avec M. et G. Frustré. J'étais frustré. Et pourtant, samedi dernier, en allant chez Mamy pour nous rendre ensemble sur différentes tombes aimées, j'étais en pleine forme. Mais le soir, subitement, je me suis senti vraiment pas bien. Et voilà la fièvre... Et le jour de la Toussaint, je ne faisais que tousser. Un médecin de garde est venu. "Ce n'est pas la H1N1, car vous n'avez pas de rhume." Vendredi, accablé encore par la toux, j'ai consulté mon médecin traitant. "C'est sans doute la H1N1, mais c'est une grippette par rapport à la saisonnière." Alors, H1N1 ou pas, je n'ai pas été bien. Mais J. a tout fait pour me dorloter, me chouchouter, me câliner... Et il semble que le virus n'aie pas eu envie de se nicher en lui. Une semaine aussi au cours de laquelle le blog de Vivance a pris fin. C'est dommage de ne plus avoir la pensée, le récit, l'image quotidienne qui souvent m'ont accompagné au long de mes journées. Mais, si le blog s'est achevé, l'amitié perdure et c'est le plus important. Seigneur, merci pour J. qui est ma joie de vivre. Merci aussi pour M. et tout ce qu'elle m'a apporté. Merci de l'avoir mise sur ma route, elle et toute sa famille. Merci pour ce don rare de l'amitié partagée.
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08-11-2009, 11:11:38 Ben
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| 27-10-2009 Amitié |
Lettre à un ami |
Voici ce que j'écrivais il y a peu à un ami qui est face à de grandes décisions pour sa vie. J. m'a dit que ce texte vaut la peine d'être partagé. J'ai ôté tout ce qu'il y avait de personnel ou qui puisse faire reconnaître de qui il s'agit. Pensez à lui. Et si c'est dans votre habitude, priez pour lui. "Cher ***, mon frère, mon ami,
Depuis ce matin, tu es présent de manière toute spéciale à mes prières et à mes pensées. J'espère que la rencontre ce matin s'est bien passée et que tu es en paix.
Depuis notre dialogue , je ne cesse de penser à ce que tu as partagé de tes peurs. J'ai été ému et touché par ce que tu disais et cela m'a renvoyé à ma propre expérience.
J'aimerais avoir des ailes pour venir te dire ce que j'ai vécu de mon côté... pour te dire que notre vie personnelle est plus importante que le regard des autres sur nous. Puisque je n'ai pas d'ailes, je te l'écris tout simplement. Tu en fais ce que tu veux. Je ne veux en aucune manière te dire ce que tu dois faire. Ce que tu as à vivre aujourd'hui et demain, ton cœur le sait... Mais je sens que je te dois ce partage.
Quand j'ai découvert à près de 27 ans que je suis gay, j'étais sincère dans ma vie. Le découvrir a été un séisme. Je me disais que je n'avais plus d'avenir, que j'étais maudit... J'ai mis 5 ans pour oser en parler une première fois à un ami très proche. Je pensais qu'il accueillerait bien la confidence et je ne m'étais pas trompé.
Par la suite, j'ai osé en parler à quelques personnes très proches aussi... Mais dans le reste de mes relations, rien, pas un mot. Et j'avais peur que cette dimension de ma personne soit découverte. J'avais peur du regard des autres. Je pensais que ça allait se voir, se lire sur mon visage... J'ai voulu en guérir. Mais l'homosexualité n'est pas une maladie...
Puis, j'ai changé de cap et j'ai voulu vivre ma vie en profondeur. J'ai rencontré J. et, très vite, il est devenu évident que j'allais passer le reste de ma vie avec lui. Nous avons décidé d'emménager ensemble. J'ai été mis au pied du mur vis-à-vis de ma famille qui ne savait encore rien. Je pensais au départ dire que j'allais vivre avec un colocataire. Mais pouvais-je nommer l'amour de ma vie de cette manière ? J'ai osé dire, après avoir prié et soutenu par des amis, qui est J. pour moi. Et je me suis senti enfin libre. Libre d'être moi. Tel que je suis... Ne plus devoir me cacher dans les réunions de famille... Ne plus me mentir. Ne plus mentir aux autres.
Au début, les réactions ont été un peu difficiles, surtout pour ***. Mais, si nous nous voyons moins depuis lors, nous avons du plaisir à nous retrouver et J. est invité à toutes les fêtes de famille.
La peur, comme je te l'ai déjà dit, je l'ai connue... Après avoir changé de cap, j'ai vécu pendant deux ans avec presque rien par mois. C'était très dur. Mais le plus dur, à ce moment là, a été de me cacher... Je te le confie : à un moment j'ai pensé qu'il serait mieux que ma vie s'arrête là et que je prenne quelques médicaments pour en finir.
Mais, au fond de ma détresse, la tendresse de Dieu s'est manifestée. J'ai rencontré J. J'ai trouvé un travail intéressant. Et tu connais la suite... Et aujourd'hui, je ne regrette pas d'être passé par là. Je n'ai plus peur. Je suis heureux.
Un bonheur aussi fort, je te le souhaite. Je vous le souhaite à *** et à toi. Cela n'a pas de prix... C'est même sans prix aucun. C'est un cadeau ! C'est une grâce !
***, mon frère, mon ami, je pense à toi et je t'embrasse en amitié.
A bientôt,
Ben" |
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27-10-2009, 16:42:24 Ben
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| Un peu plus sur moi... |
| Bonjour, je m'appelle Ben, je suis gay et croyant, comme certains liens le laissent deviner...
Je suis heureux de partager avec vous quelques pages de ma vie, de mes pensées, de mes combats aussi... |
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| Un film à ne pas manquer ! |
| Parce que la déportation des homosexuels a été trop longtemps occultée... |
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| Un peintre exceptionnel ! |
| Arcabas est un peintre exceptionnel.
Je vous invite à le découvrir... |
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