31 décembre 2011

Bonne année !

Au seuil de l'an neuf, il est de tradition de tirer un bilan de l'année écoulée et de formuler quelques 
vœux...

L'année 2011 est une année étrange dans ma vie : tout d'abord, la fin des mois de chômage et l'engagement dans un travail passionnant. Beaucoup d'énergie à donner pour assumer, mais combien de joie à récolter. J'en rends grâce chaque jour. Et puis, la mort de papa qui vient remuer toute mon histoire... Le deuil doit se faire encore. C'est une maturation lente, mais je sens que j'avance sur ce chemin-là.
Et heureusement, je n'y marche pas seul sur ce chemin de vie.

Mon cœur est dans la gratitude pour celles et ceux qui m'ont soutenu et me soutiennent de leur affection, de leur amitié, de leur sympathie.

A la première place, il y a J. qui, avec une patience délicate et un amour grandissant chaque jour, est le radieux compagnon de mes jours. Il n'y a pas assez de mots pour dire ce que je lui dois d'être aujourd'hui.
Il y a, ensuite, ma famille, mes amies et mes amis. Je réalise chaque jour que c'est un bonheur de les avoir autour de moi.
Et il y a encore les connaissances, plus ou moins proches, qui font le rythme de la vie.
C'est une joie de vivre et de vivre en relation ! 

Pour l'année nouvelle, je souhaite à chacun un pétillement de douceur, de sérénité, de folie peut-être, de sagesse sûrement !
Que cette année vous soit douce comme son millésime y invite de manière très proche !

Seigneur, merci pour les jours écoulés et pour ce que nous vivrons au cours de l'an qui vient.
Sois présent à chacune de nos vies.
Renforce nos liens et notre espérance.
Sois notre capacité d'aimer.


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19:08 Écrit par Ben dans Actualité, Ma vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01 décembre 2011

Journée mondiale de lutte contre le sida

Comme chaque année, le 1er décembre vient nous rappeler cette épidémie qui continue à faire des ravages.
Si dans nos pays certains pensent que ce n'est plus grave, c'est faux.
Il faut continuer à se protéger dans les situations à risque.

Et porter le ruban rouge est un signe d'amitié et de sympathie pour tous les malades, celles et ceux qui les entourent, que ce soit de leurs soins ou de leur affection.
C'est aussi vivre le souvenir de celles et ceux que nous avons connus et qui ont déjà rejoint la vie éternelle en Dieu.

Seigneur, regarde tous les malades, les soigants et les proches.
Sois leur force dans l'épreuve et leur espérance. 

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17:18 Écrit par Ben dans Actualité, LGBT | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20 août 2011

L'Impromptu de Berlin

Vu et apprécié chez http://munichandco.blogspot.com 

Luc Rosenzweig est ancien journaliste à Libération (1980-1985) puis au « Monde » (1985-2001). Luc Rosenzweig est spécialiste de politique internationale, et a notamment été correspondant du « Monde » en Allemagne au moment de la chute du mur de Berlin, et à l’OTAN pendant les guerres de Yougoslavie. Il prépare actuellement une biographie d’Ariel Sharon dont la parution aux éditions Perrin est prévue à l’automne. Son délicieux Impromptu de Berlin circule sur la toile. Imaginez le décor d'un théâtre et laissez -vous aller à goûter au plaisir de ce marivaudage politique en alexandrins !

L'impromptu de Berlin, un régal..en Alexandrins

La scène se passe dans les jardins du Château Bellevue, à Berlin. Angela von Mecklemburg et Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception offerte par le roi de Prusse. On entend, au loin, les accents du quatuor de Joseph Haydn.

 Nicolas :

> > > > Madame, l'heure est grave : alors que Berlin danse
> > > > Athènes est en émoi et Lisbonne est en transes.
> > > > Voyez la verte Erin, voyez l'Estrémadoure
> > > > Entendez les Romains : ils appellent au secours !
> > > > Ils scrutent l'horizon, et implorent les Dieux.
> > > > Tous les coffres sont vides, et les peuples anxieux
> > > > Attendent de vous, madame, le geste généreux !
> > > > De leur accablement ils m'ont fait l'interprète :
> > > > Leur destin est scellé, à moins qu'on ne leur prête
> > > > Cet argent des Allemands sur lesquels vous régnez.
> > > > Cette cause est bien rude, mais laissez moi plaider...

 

Angela :

> > > > Taisez-vous Nicolas ! Je crois qu'il y a méprise
> > > > Folle étais-je de croire à une douce surprise
> > > > En vous suivant ici seule et sans équipage
> > > > Je m'attendais, c'est sûr, à bien d'autres hommages !
> > > > Mais je dois déchanter, et comme c'est humiliant
> > > > De n'être courtisée que pour son seul argent !

 Nicolas :

> > > > Madame, les temps sont durs, et votre cœur est grand
> > > > Vos attraits sont troublants, mais il n'est point décent
> > > > D'entrer en badinage quand notre maison brûle !
> > > > Le monde nous regarde, craignons le ridicule !
> > > > Notre Europe est malade, et vous seule pouvez
> > > > La soigner, la guérir et, qui sait ? La sauver !
> > > > Nous sommes aujourd'hui tout au bord de l'abîme
> > > > Vous n'y êtes pour rien, mais soyez magnanime !
> > > > Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire !
> > > > Qu'on les châtie un peu, mais votre main de fer
> > > > Est cruelle aux Hellènes, et nous frappe d'effroi !

 

Angela :

> > > > J'entends partout gronder, en Saxe, Bade ou Bavière
> > > > L'ouvrier mécontent, le patron en colère.
> > > > Ma richesse est la leur, ils ont bien travaillé.
> > > > L'or du Rhin, c'est leur sueur et leur habileté.
> > > > Et vous me demandez, avec fougue et passion
> > > > De jeter cette fortune au pied du Parthénon ?
> > > > Ce serait trop facile et ma réponse est non !

 Nicolas :

> > > > On ne se grandit pas en affamant la Grèce
> > > > En oubliant Platon, Sophocle et Périclès !
> > > > Nos anciens nous regardent, et nous font le grief
> > > > D'être des épiciers et non pas de vrais chefs !
> > > > Helmut Kohl est furieux et Giscard désespère.
> > > > Un seul geste suffit, et demain à Bruxelles
> > > > Desserrez, je vous prie, le nœud de l'escarcelle !

 Angela :

> > > > Brisons là, je vous prie, la nuit est encore belle
> > > > Votre éloquence est grande et mon âme chancelle...
> > > > Mais si je disais oui à toutes vos demandes
> > > > Je comblerais la femme, et trahirais l'Allemande !

(Ils s'éloignent, chacun de leur côté)

08:54 Écrit par Ben dans Actualité, Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21 juillet 2011

Fête nationale

Plus que jamais, aujourd'hui, nous devons fêter notre pays et appeler, à la suite du Roi, les responsables politiques à des négociations sérieuses et constructives.



podcast

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Vive la Belgique ! Vive le Roi !

08:26 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24 avril 2011

Joyeuse fête de Pâques !

Il est cinq heures, Jérusalem s'éveille... Ces deux femmes n'ont plus du tout sommeil ! Elles viennent d'avoir à l'instant l'apparition d'un ange qui leur affirme que Jésus est vivant. Cela devrait suffire à les remplir de joie, mais pourquoi ont-elles encore peur ? D'ailleurs, la peur et la joie ne devraient pas se mélanger. Ce sont des sentiments trop forts et notre expérience montre que ces deux-là ne vont pas bien ensemble. Nos peurs nous déséquilibrent, nous paralysent. Au contraire, la joie signe le calme équilibre d'une vie. On m'oppose immédiatement les sensations offertes dans les parcs d'attractions. Dans le « grand huit », les manèges transportent jusqu'au vertige les participants qui s'amusent à se faire peur dans de petits chariots lancés à toute vitesse dans la pente. Ce sont les grandes frayeurs et les petites joies des parcs d'attractions ! L'évangile de la Résurrection nous parle aussi de ce mélange de peur et de joie, mais dans un tout autre registre ! Essayons de comprendre. 

Première étape : imaginez la scène. On s'étonne d'abord du nombre d'acteurs présents : des femmes et des soldats. Puis, l'arrivée de l'ange du Seigneur plonge le monde entier dans la crainte. De fait, la terre tremble dans l'effroi d'avoir tenu prisonnier un Dieu pendant trois jours. L'Évangile ne dit presque rien de la réaction des soldats et des gardes, sinon qu'ils devinrent comme morts. Ils sont morts de peur ! C'est une scène étrange : les seules personnes armées sont paralysées. Ainsi, de même que la mort n'a pu retenir le Sauveur, puisqu'il ne meurt plus, les soldats sont impuissants à retenir l'auteur de la vie. Quelque chose aussi a changé pour ces deux femmes venues au tombeau ; avant ces événements, Marie-Madeleine et l'autre Marie partageaient les repas de Jésus et vivaient simplement dans sa compagnie, maintenant la crainte les saisit. Elles connaissaient un homme et voici qu'elles basculent dans l'extraordinaire de la vérité de Dieu. En l'espace d'un éclair, s'est manifestée la profondeur unique de la relation du Christ à Dieu son Père. À la Résurrection, Jésus les introduit dans l'incroyable profondeur de sa personnalité. 

La joie de la résurrection n'est donc pas celle d'un happy end après les événements terribles de la Passion ; ces femmes ont compris que le Seigneur était là et qu'elles ne le savaient pas ! Ce n'est pas la conclusion de la pièce, la salutation des acteurs et le rideau qui retombe sur la scène puisqu'il n'y aurait plus rien à voir. Non, le rideau ne se referme pas : au contraire, il s'ouvre... La résurrection c'est le moment où s'impose, au coeur même du monde, la vérité de Dieu. Et c'est pour cela que la terre tremble, que les gardes sont paralysés et que les saintes femmes ont si peur. Elles, elles frôlent imprudemment le monde totalement nouveau de la résurrection. Mais déjà elles ressentent quelque chose de curieux : la peur certes devant le sublime mais aussi l'envie d'en parler, d'en découdre, d'y aller joyeusement. C'est comme avant une naissance ou un grand match ! 

Séquence suivante : « Et voici que Jésus vint à leur rencontre... ». Il arrive en dernier, pour tout reprendre en lui, car il a encore quelque chose à faire : garder la seule émotion de la note juste. Pour accomplir cette libération de la peur, la présence du Ressuscité va beaucoup plus loin que la parole de l'ange. Pour comprendre, mettez-vous dans la peau de quelqu'un qui vient d'apprendre le déraillement d'un train dans lequel se trouve son propre frère. Le standard téléphonique mis à la disposition des familles peut certes l'assurer que son parent ne compte pas parmi les victimes de l'accident. Mais arrive-t-il à le croire vraiment ? Non, je ne le pense pas ; car, au fond, rien ne peut remplacer l'étreinte, le café tiède pris ensemble et l'émotion partagée. Cette peur maudite maintenant est derrière. La vie, elle, est devant. « Soyez sans crainte » dit le Ressuscité puisque pour la résurrection de Jésus, c'est la même chose : dans la simplicité d'une rencontre, Jésus ressuscité veut partager à ces témoins désarmés une joie plus forte que la peur. 

Pourtant, il manque encore quelqu'un sur la scène : c'est nous ! Nous avons tous notre place dans ce jardin ; car, pour nous aussi, c'est « le premier jour de la semaine ». Nous devrions avoir un peu peur, comme les femmes et les gardes, devant la manifestation de la plénitude de la vérité de Dieu. Nous ne sommes pas immédiatement en phase avec le monde de la résurrection. Non, nous n'y sommes vraiment pas habitués. Mais nous avons à apprendre à accueillir le Ressuscité qui vient simplement à notre rencontre. Dans la vérité de ce qu'Il est pour son Père et pour nous, Il nous révèle qui nous sommes pour son Père et pour Lui : des pépites d'éternité. Alors, notre vision du monde, de l'existence, des autres, peut aussi se retourner complètement et la joie nous envahir en rayonnant. 

Et plus largement, qui que vous soyez, quelle que soit votre vie, vos doutes, votre parcours dans l'Église, venez tous goûter à la joie de ce jour. Alors vous saisirez que, dans son expression la plus forte, la joie de la résurrection est liée à l'amour : aimer et se savoir aimé pour toujours.

Méditation de la retraite dans la ville - http://www.retraitedanslaville.org/

 

Joyeuse fête de Pâques à chacune et chacun !

 

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09 mars 2011

Carême

Pour entrer en carême, et parce que je suis profondément touché par ce qui se passe au Pakistan, je veux vous partager le testament spirituel de Shahbaz Bhatti, ministre des minorités religieuses, assassiné en haine de la foi le 2 mars dernier.

"Je veux servir Jésus

De hautes responsabilités au gouvernement m'ont été proposées et on m'a demandé d'abandonner ma bataille, mais j'ai toujours refusé, même si je sais que je risque ma vie. Ma réponse a toujours été la même : « Non, moi je veux servir Jésus en tant qu'homme du peuple ».

Cette dévotion me rend heureux. Je ne cherche pas la popularité, je ne veux pas de positions de pouvoir. Je veux seulement une place aux pieds de Jésus. Je veux que ma vie, mon caractère, mes actions parlent pour moi et disent que je suis en train de suivre Jésus-Christ. Ce désir est si fort en moi que je me considérerai comme un privilégié si - dans mon effort et dans cette bataille qui est la mienne pour aider les nécessiteux, les pauvres, les chrétiens persécutés du Pakistan - Jésus voulait accepter le sacrifice de ma vie. Je veux vivre pour le Christ et pour Lui je veux mourir. Je ne ressens aucune peur dans ce pays.

À de nombreuses reprises, les extrémistes ont tenté de me tuer et de m'emprisonner ; ils m'ont menacé, poursuivi et ont terrorisé ma famille. Les extrémistes, il y a quelques années, ont même demandé à mes parents, à ma mère et à mon père, de me dissuader de continuer ma mission d'aide aux chrétiens et aux nécessiteux, autrement ils m'auraient perdu. Mais mon père m'a toujours encouragé. Moi, je dis que tant que je vivrai, jusqu'à mon dernier soupir, je continuerai à servir Jésus et cette pauvre humanité souffrante, les chrétiens, les nécessiteux, les pauvres.

Je veux vous dire que je trouve beaucoup d'inspiration dans la Bible et dans la vie de Jésus-Christ. Plus je lis le Nouveau et l'Ancien Testament, les versets de la Bible et la parole du Seigneur et plus ma force et ma détermination sont renforcées. Lorsque je réfléchis sur le fait que Jésus a tout sacrifié, que Dieu a envoyé Son Fils pour notre rédemption et notre salut, je me demande comment je pourrais suivre le chemin du Calvaire. Notre Seigneur a dit : « Prends ta croix et suis-moi ». Les passages que j'aime le plus dans la Bible sont ceux qui disent : J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais  nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en  prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! ». Ainsi, lorsque je vois des personnes  pauvres et dans le besoin, je pense que c'est Jésus qui vient à ma rencontre  sous leurs traits. Pour cette raison, j'essaie toujours avec mes collègues d'aider et d'assister  ceux qui en ont besoin, les affamés, les assoiffés.

Shahbaz Bhatti"

31 décembre 2010

Nouvel an...

2010 se ferme et voici que 2011 s'ouvre à nous.

Au cours de l'année qui s'achève, beaucoup de choses vécues, les unes difficiles, les autres plus légères.
Je ne conserverai pas le meilleur des souvenirs de cette année révolue. 
J'espère que l'an neuf sera plus réjouissant.

À chacune et à chacun, mes voeux d'une très belle année 2011 !
Que vous soyez comblés dans vos désirs profonds !
Que vous puissiez vivre le meilleur pour vous !
Que les amitiés et les affections vous soutiennent au jour plus sombres et qu'aux jours de joie la fête soit partagée !

Seigneur, bénis-nous et garde-nous !
Fais rayonner pour nous son visage !
Accorde-nous la grâce et la paix ! 

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23:51 Écrit par Ben dans Actualité, Amitié, Ma vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25 décembre 2010

Joyeux Noël

En ce jour, voici le récit des évènements, tels que notre monde peut les raconter.

Profitez-en bien.

Joyeux Noël !


10 décembre 2010

Journée internationale des droits humains

Ce 10 décembre, journée internationale des droits humains.
Parce que dans le monde, des hommes, des femmes et des enfants ne jouissent pas des droits fondamentaux...
Parce qu'en de nombreux pays, des hommes, des femmes et des enfants sont emprisonnés sans procès ou pour des raisons politiques...
Parce que, dans trop de pays, des êtres humains ne sont pas respectés dans leur dignité...
Parce que Liu Xiaobo ne peut recevoir aujourd'hui le prix Nobel de la paix...

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j'allume sur mon blog la bougie d'Amnesty. 

 

 

 

Seigneur, prends soin de celles et ceux qu'on opprime.

11:14 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01 décembre 2010

Journée mondiale de lutte contre le sida

Est-il nécessaire d'en parler encore ?

OUI, trois fois oui !

Le sida fait toujours des ravages; moins visibles dans nos pays, mais tout aussi forts.

Aujourd'hui, je le crois profondément, Jésus marcherait avec les séropositifs, les malades, les chercheurs, les associations de prévention...

Marche de solidarité à 19h00 à la Gare centrale à Bruxelles.
Veillée de prière à 20h00 à Liège.

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08:55 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03 novembre 2010

A contre sens...

"Il s’est parfois comporté comme un chauffeur roulant à contresens qui pense que tous les autres se trompent."

Ces propos de l'ex-porte-parole de l'archevêque de Malines-Bruxelles disent, me semble-t-il, très bien le coeur de la personalité de celui qui devrait présider à la charité dans l'Église de Belgique. Mais de charité, ces derniers temps, il n'en montre guère.
Dans une lettre ouverte parue ce matin dans La Libre, le CIL (Conseil interdiocésain des laïcs, dont je fais partie) dit, entre autres : "Nous les laïcs, hommes et femmes, nous n’allons pas nous résigner à ce décalage complet de l’Institution par rapport à notre temps. Le temps est venu, d’oser contester publiquement, transgresser, cesser de toujours obéir passivement. Les laïcs doivent, comme chrétiens baptisés, membres à part entière de la communauté chrétienne, être associés à rendre le monde et l’Église plus humains."

Une amie, très chère à mon coeur, m'envoyait hier soir la prose récapitulative du jour commise par le prélat. Une fois de plus, celui-ci s'y présente en victime des médias, incompris de ceux qu'il aime, etc.

"La vague de réactions, plus que négatives, suscitées par ce qu’on appelle « mes propos » a sans doute secoué certains d’entre vous. Peut-être même ces réactions d’indignation étaient-elles aussi les vôtres… Moi-même je réagirais vivement à ces « propos » tels qu’ils vous ont été présentés.
Parmi tant d’autres possibles, trois « propos » scandaleux ont été mis en avant par les médias : 1) un concernant le sida, que je présenterais comme une juste punition envoyée par le ciel à ceux qui adoptent certains comportements sexuels osés ; 2) un concernant les homosexuels que je stigmatiserais comme des êtres anormaux ; 3) un concernant les prêtres ou religieux, coupables d’abus sexuels graves, auxquels je voudrais épargner un procès en justice civile, quand ils sont âgés ou malades. Examinons l’un après l’autre ces trois griefs." Et l'orgueilleux épiscope de se faire doctissime dans la suite.


Á propos de la "justice immanente", il dit : "Je concède que l’expression n’est pas connue de tout le monde. Mais, quand on répond à un journaliste, on répond à une personne, par définition, cultivée, qui travaille du matin au soir et du soir au matin avec les mots et connaît donc parfaitement leur sens. Sans compter qu’il a au moins deux dictionnaires à portée de main." Et la suite des propos se fait sur le même ton, fait de miel et de fiel, digne des meilleurs sophistes !

Sur les personnes homosexuelles, après avoir dit : "On a tenté de me faire dire cette monstruosité, à savoir que les homosexuels seraient des anormaux ou des malades", le philosophe affirme : "Je pense, d’un point de vue philosophique, qu’il y a dans la tendance et dans la pratique homosexuelle, une orientation qui n’est pas cohérente avec la logique objective de la sexualité. Cette logique de la sexualité (végétale, animale et aussi humaine) consiste à « différencier » et, en quelque sorte, à « séparer » le masculin et le féminin en permettant ainsi leur complémentarité." Et de faire avec abondance la différence entre jugement philosophique (qu'il tient avec fermeté !) et propos injurieux et discriminatoires (qu'il n'aurait jamais tenus).

Sur le scandale des prêtres pédophiles, celui qui se fit appeler jadis Mutien (saint frère très humble de Malonne) insinue qu'il aurait été piégé par le journaliste. "En répondant à cette question délicate (était-ce un piège ?), j’avais dans le cœur l’expérience bouleversante que j’avais vécue récemment. Des victimes étaient venues me raconter leur tragique histoire vécue avec un prêtre qui avait gravement abusé d’elles. Elles m’ont dit explicitement : « nous ne voulons pas aller en justice ; c’est d’ailleurs de toute façon trop tard ; nous ne voulons pas non plus que ce prêtre, vieux et malade, soit mis publiquement au pilori ; nous demandons seulement que vous alliez le trouver et que, devant vous, il reconnaisse le mal qu’il a nous a fait et dont nous souffrons encore aujourd’hui »." Et à partir de cet exemple d'arriver à une généralité qui surprend...
En terminant, il affirme : Je suis, certes, soucieux de toujours dire ce que je pense en conscience être la vérité. Cela peut surprendre, parfois, mais mon but n’est jamais de choquer."

Dans toute cette mise au point, selon moi, André Léonard ne se pose pas une seule fois la seule question nécessaire : puisque je suis la cause de réactions fortes, de blessures profondes et de divisions patentes, n'y a-t-il pas chez moi des attitudes et des paroles à changer, une autre manière de faire qui permettrait que l'Évangile et Jésus soient accueillis aujourd'hui ? Pourquoi suis-je incompris ? Est-ce de leur responsabilité ou de la mienne ?

Aujourd'hui, j'attends avec patience, et en résistance, que le Seigneur entende le cri de son peuple ! Un cri de douleur provoqué par l'attitude pleine d'orgueil de celui qui depuis toujours se rêve le sauveur de l'Église de Belgique, alors que, pour le moment en tout cas, il en est plutôt le fossoyeur...

09:29 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17 octobre 2010

Justice immanente

Ces derniers jours, des propos de l'archevêque-primat de Belgique font, à juste titre me semble-t-il, polémique. Pour ne pas être accusé injustement de détourner sa pensée, les voici in extenso. Dans la citation, c'est moi qui souligne.

"On a posé à Jean-Paul II un jour cette question-là : « Est-ce que le sida est une punition de Dieu ? » Il a répondu avec beaucoup de sagesse : « Il est très difficile de connaître les intentions de Dieu ». Pour ma part, je ne raisonnerais pas du tout en ces termes. Tout au plus je verrais cette épidémie une sorte de justice immanente, pas du tout une punition, un peu comme, sur le plan écologique, quand on malmène l’environnement, il finit par nous malmener à son tour. Et quand on malmène l’amour humain, peut-être finit-il par se VENGER, sans qu’il faille y faire intervenir une cause transcendante. Peut-être s’agit-il d’une justice immanente, mais quant aux causes immédiates, ce sont les médecins qui seront aptes à dire où cette maladie est née, comment elle s’est transmise au début, quelles ont été les voies de sa propagation… Si vous souhaitez une considération plus générale, je la verrais plutôt dans l’ordre d’une certaine justice immanente. Malmener la nature physique amène celle-ci à nous malmener, et malmener la nature profonde de l’amour humain finit toujours par engendrer des catastrophes à tous niveaux."

Le tout récent archevêque est, on ne le sait peut-être pas, un intellectuel de haut vol. Docteur en théologie (edit : un ami me précise qu'il n'est que licencié, c'est-à-dire qu'il a une licence ou maîtrise pour mes amis Français) et Maître en philosophie (c'est à dire, un titre au-dessus de celui de docteur). Quand, il parle, il n'use pas sans raison de termes, souvent précis et qui dévoilent clairement sa pensée.

A trois reprise, l'expression "justice immanente" intervient.
La justice immanente est la justice qui ne passe pas par une médiation judiciaire.
Pour les Grecs anciens, la justice immanente était le propre de Thémis. C'est la rançon de ceux qui viennent troubler l'ordre naturel de l'univers ou qui veulent s'écarter de leur position.
Dans la conception du "droit naturel", elle est la conséquence possible d'actes posés librement et qualifiés d'intrinsèquement mauvais. 

Si je lis correctement les propos, la maladie du sida est donc la conséquence d'actes intrinsèquement mauvais. 
Mais, le primat va plus loin : cette maladie serait la conséquence d'une vengeance de l'amour humain malmené. Si on lit bien, l'amour humain, on le sait, ne peut-être que l'amour qui lie un homme et une femme dans une relation conjugale, unis dans le sacrement de mariage et bénis par Dieu.

Nous comprenons ici toute la malice, voire la perversité, de cet homme. C'est sur ce dernier point qu'il insiste entre les lignes. Toutes les autres formes d'amour sont de ce fait disqualifiées. En cela, il ne fait que redire le discours magistériel qui refuse de voir que l'amour, venant de Dieu (notre foi le dit), est vécu dans d'autres formes et que nul autre que celui qui le vit peut dire si oui ou non c'est de l'amour. Car personne ne peut supporter un censeur de l'amour !
Là où résident aussi la malice et la perversité, c'est dans le fait que ce discours, soit-disant "bien pensant", se situe en contradiction totale avec le message de l’Évangile et la vie de Jésus. Il est venu nous révéler que Dieu, notre Père, n'est pas un dieu vengeur, mais un Dieu d'amour inconditionnel qui va jusqu'à mourir sur une croix pour le manifester. 

C'est en ce Dieu révélé par Jésus que je crois. Pas en celui que, malheureusement, l'ambitieux évêque tend à proclamer !

14:30 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

21 juillet 2010

Une page s'est tournée...

Voilà encore une page de mon enfance qui se tourne.

Cécile Aubry est morte et Belle pleure la maman de Mehdi, petit Sébastien...

Et repassent en mon coeur les heures de pluie ou devant le poste je rêvais à d'autres horizons, emporté parmi les hommes, toujours plus loin, sur la Mary-Morgane.


10:31 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Roi, la loi, la liberté...

Ô Belgique, ô mère chérie,
À toi nos cœurs, à toi nos bras,
À toi notre sang, ô Patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !



05:58 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18 mai 2010

Sans titre

Vu chez Dominique (http://www.rencontresouslechenedemamre.net/) et je ne résiste pas...

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17 mai 2010, caricature de André Philippe Côté, Le Soleil de Québec

09:57 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17 mai 2010

Journée mondiale contre l'homophobie

La prière qui suit a été écrite à l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie. Il est recommandé de la faire sienne aujourd'hui et de la diffuser, si possible, dans toutes les paroisses.
Ce 17 mai, tout comme l'an prochain, le thème porte sur "religions et homophobie". Il y a de quoi faire...

Dieu, Seigneur, Père,

Tu es le seul Dieu et chacun est unique devant ton amour,
Devant toi il n’y a ni majorité ni minorité,
Il n’y a que ceux que tu appelles, que tu choisis, que tu sauves.
Tu nous as donné tes commandements pour que nous témoignions que ton amour est universel,
Et qu’aucun homme, aucune femme n’en est exclu, même si ses orientations sexuelles ne correspondent pas aux normes religieuses transmises et imposées de génération en génération.
Tu as donné ton amour non pas pour qu’il divise mais pour qu’il rassemble.
Á qui irions-nous Seigneur quand ceux que tu as choisis pour témoigner de ton amour pour tous les hommes nous tournent le dos ?
Á qui irions-nous Seigneur quand ceux que tu as choisis pour guider et enseigner ton peuple prétendent connaître à ta place ce qui est bien ou ce qui est mal, alors que tu ne leur demandes que de respecter ta justice ?
Devons-nous renoncer à ton amour sous prétexte qu’ils croient que tu es incapable de nous aimer ?
Devons-nous renoncer à ton Esprit sous prétexte qu’ils n’acceptent pas que tu puisses nous le donner ?
Aide-les à dépasser les superstitions et les traditions mortes pour aller vers la liberté et la fécondité.
Donne à tes fidèles d’inventer un amour qui, tournant le dos au rejet et à la condamnation, n’efface pas les différences mais les rende justes et fertiles.

Nous ne demandons pas ton pardon pour ce que nous sommes puisque tu connais notre innocence, c’est toi qui nous as fait.

Mais nous te demandons pardon pour le désespoir qui parfois nous saisit.
Il est désespérant d’être rejeté par ceux que nous aimons et qu’une prédication erronée éloigne de nous.
Ceux que nous aimons et respectons et dont nous attendons soutien et accueil.
Tu nous as placé au milieu de parents, de frères et sœurs, d’amis, qui parfois ne veulent plus l’être quand ils découvrent comment tu nous as fait.
Nous savons que tu nous aimes et nous protèges, et nous ne quitterons pas les communautés que tu rassembles pour témoigner de ta lumière.
Permets à nos frères en religion de le comprendre et d’accepter que ton amour dépasse leur imagination.

Aide-nous à accepter notre propre mystère, tu nous as donné à nous-même, mais nous sommes tous passé par un moment de doute :
« pourquoi m’as-tu fais comme cela ? »
Cette question devient notre chemin quand nous voyons croître en nous l’humanité.
La part que tu nous en as réservée nous voulons la servir.
Il n’est pas d’autre fidélité à toi que d’être fidèles à nous-mêmes.
Notre aventure spirituelle passe par l’élucidation du mystère que nous sommes à nous-même avant de l’être pour les autres.
Elle débouche sur une confiance renouvelée dont nous voulons témoigner, notre vie est une histoire où Dieu s’annonce.

Faudra-t-il pour vivre respectés et fiers que nous quittions la communauté de tes croyants, comme beaucoup de responsables ou de fidèles nous y engagent pour être tranquilles ?
Faut-il que nous inventions d’autres voies que celles que tu ouvres à tes disciples pour être tes témoins ?
Non, car témoins de ton amour nous le sommes, notre fidélité d’hommes et de femmes en ce monde est de te servir sans nous trahir, d’aller vers nos frères sans mensonge,
et de te louer sans réserve,

Dieu, Seigneur, Père, Toi qui es l’unique, nous te bénissons.

Jacques M.

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14 avril 2010

Communiqué

Suite aux déclarations, ce lundi, du cardinal Bertone, la Communauté du Christ Libérateur diffuse le communiqué qui suit.
Comme j'en suis l'un des auteurs...

"Ce lundi 12 avril 2010, le cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'état du Vatican, a une nouvelle fois écarté tout lien entre les cas récents de pédophilie de la part du clergé et la question du célibat des prêtres, estimant que "le problème" était lié à l'homosexualité. "Nombre de psychologues, de psychiatres, ont démontré qu'il n'y a pas de relation entre célibat et pédophilie, mais beaucoup d'autres ont démontré, et m'ont dit récemment, qu'il y a une relation entre homosexualité et pédophilie", a affirmé Mgr Bertone. "C'est la vérité, c'est le problème", a-t-il ajouté. Ce discours fait suite à d'autres du même acabit, comme s'il fallait trouver un bouc émissaire plutôt que de s'interroger sur ses propres responsabilités et sur les défaillances de fonctionnement qui ont occulté ces abus durant de trop nombreuses années.

La Communauté du Christ Libérateur, groupe de gays et lesbiennes chrétiens, dénonce cet amalgame qui, une fois encore, mêle deux réalités bien différentes.

En effet, l'homosexualité est une dimension de notre vie d'hommes et de femmes et nous voulons la vivre dans le respect de ce que nous sommes et de nos partenaires.

La pédophilie, quant à elle, est une perversion et le pédophile use de son pouvoir d'adulte pour abuser d'un enfant dans une relation sexuelle non consentie.

Dans sa charte, la Communauté du Christ Libérateur exprime cela avec force.

« La Communauté rappelle que l'homosexualité n'est ni un choix libre, ni une maladie, mais une réalité humaine présente dans toute société. La sexualité est une dimension essentielle de l'être humain qui doit pouvoir se vivre dans le plaisir, le bonheur et le respect. Pour autant que les partenaires soient adultes et consentants, la Communauté ne porte aucun jugement sur les modes de vie ou sur les pratiques sexuelles de ses membres, y compris de ceux et celles qui ont décidé de vivre dans la chasteté ou la continence. »

La Communauté du Christ Libérateur condamne le discours actuel de ces responsables ecclésiastiques et demande instamment aux évêques belges de prendre publiquement distance avec ce genre de propos.

C'est par une expression ferme du respect de toute personne homosexuelle que l'Église sera fidèle au Christ qui la fonde. En effet, lui, le Ressuscité, manifeste un amour inconditionnel et un respect total de nos personnes et de nos vies.

Bruxelles, le 13 avril 2010."

www.ccl-be.net

 

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11 avril 2010

Une parole vraie

Ces derniers temps, les chrétiens catholiques sont secoués par des "révélations" de scandales pédophiles intolérables. Les autorités ecclésiales gèrent à leur manière cette crise et s'attirent les foudres d'une certaine presse.

Le problème, selon moi, ne réside pas tant dans la triste réalité d'abus en tous genres -qu'il faut dénoncer et dont les auteurs doivent être condamnés !- que dans le discours officiel tenu par les autorités, principalement vaticanes.

Heureusement que des évêques osent une parole vraie.
C'est le cas de Mgr Rouet qui, dans une interview au Monde, ne tourne pas autour du pot.

"Depuis quelque temps, l'Église est battue d'orages, externes et internes. On a un pape qui est plus théoricien qu'historien. Il est resté le professeur qui pense que quand un problème est bien posé, il est à moitié résolu. Mais dans la vie, ce n'est pas comme cela ; on se heurte à la complexité, à la résistance du réel. On le voit bien dans nos diocèses, on fait ce qu'on peut ! L'Église peine à se situer dans le monde tumultueux dans lequel elle se trouve aujourd'hui. C'est le cœur du problème."

Et plus loin : "L'Église est menacée de devenir une sous-culture. Ma génération était attachée à l'inculturation, la plongée dans la société. Aujourd'hui, le risque est que les chrétiens se durcissent entre eux, tout simplement parce qu'ils ont l'impression d'être face à un monde d'incompréhension. Mais ce n'est pas en accusant la société de tous les maux qu'on éclaire les gens. Au contraire, il faut une immense miséricorde pour ce monde où des millions de gens meurent de faim. C'est à nous d'apprivoiser le monde et c'est à nous de nous rendre aimables."

Une interview vivifiante ! Pour la lire, cliquez sur la photo.

Mgr Albert Rouet


http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/03/l-eglise-est-menacee-de-devenir-une-sous-culture_1328305_3224.html

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19 mars 2010

Une femme d'exception

Son parcours est exemplaire et, bien que je ne partage pas ses options politiques, son engagement au service du bien commun est à saluer.
Hier, Simone Veil a été reçue sous la Coupole.
Je ne puis que conseiller de lire son discours de réception et la réponse de Jean d'Ormesson. Ils sont, chacun dans leur genre, remarquables.

http://www.academie-francaise.fr/ rubrique "actualité"

s veil

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17 mars 2010

Appel contre l'homophobie et la transphobie

Je ne puis que recommander la lecture de cet appel "Nous sommes plusieurs intellectuels de diverses confessions inquiets des discriminations, des violences et des humiliations dont les homosexuels et transsexuels continuent à être l'objet. Bien éloignés de croire à un "sens progressiste de l'histoire" qui serait en quelque sorte irréversible et fatal, nous sommes inquiets de voir cette tendance répressive augmenter. Au-delà des convictions spirituelles, éthiques et même théologiques, nous croyons que nos Eglises et nos confessions religieuses ont une parole publique commune à tenir à ce sujet. Elles en auront l'occasion, d'ailleurs, avec la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, qui aura lieu dans deux mois exactement, le 17 mai prochain, et dont le thème porte justement, cette année, sur les religions.

Il faut le dire, nos sociétés semblent plongées dans une crise qui est tout autant morale qu'économique. C'est peut-être ce qui explique, un peu partout dans le monde, l'appel à rétablir un certain ordre moral, qu'il soit religieux ou laïc. S'il ne s'agissait que d'un appel au sens éthique de chacun, au sens où l'éthique est une parole qui ne tombe pas d'en haut et ne s'impose pas, mais se communique de proche en proche de façon "résistible", nous ne pourrions qu'applaudir. Que la crise en effet réveille des solidarités familiales, conjugales, amicales, qu'elle montre l'importance des fidélités mutuelles par lesquelles nous sommes engagés et attachés les uns aux autres, c'est possible, souhaitable, et important. Mais cet ordre moral risque de se transformer en normes de droit qui légitimeraient plus d'exclusion et de violence, déjà perceptibles dans nos sociétés, à l'égard de ceux qui ont une sexualité différente de celle de la majorité. En effet, nous avons paradoxalement des secteurs entiers qui se "libéralisent", et d'autres où se renforcent des peurs, des cloisons et des murs là même où jadis tout était plus souple, plus ouvert à l'art ordinaire de vivre ensemble. Nous avons le sentiment que dans chaque famille religieuse se trouvent le meilleur et le pire, c'est-à-dire des expressions qui appellent au refus de ces violences et de ces humiliations, et d'autres au contraire qui y incitent.

Il ne s'agit pas de lutter pour un droit : l'homosexualité et la transsexualité sont des faits qui, sous des figures et des noms divers, ont toujours existé et existeront toujours. Ce n'est pas un fait "pathologique" à combattre, mais un fait dont il faut admettre l'existence. Que dans des sociétés où la différence des sexes est troublée par divers bouleversements sociétaux ou culturels, ce fait apparaisse sous un jour nouveau, qui fait peur ou suscite des espoirs irraisonnés, n'est pas non plus la question. Les discriminations, violences et humiliations qui frappent les homosexuels et transsexuels sont de toutes façons injustes à l'égard des personnes qui les subissent.

Nous en appelons à une déclaration commune, ou du moins à une expression claire de chacune des différentes confessions, ici en France, qui ne vise pas à demander pour les homosexuels et transsexuels le droit de se marier ou d'avoir des enfants, mais pour rappeler de façon solennelle l'importance de la lutte contre les violences homophobes et transphobes. C'est au plus haut niveau interreligieux que nous devons prendre la parole, rappeler les règles universelles des droits de l'homme, et ne pas laisser croire que nos Eglises et confessions religieuses sont complices de ce nouveau discours violent qui se répand, appelant à un ordre moral fantasmatique discriminatoire, et qui jamais n'avait existé comme tel."

Olivier Abel est philosophe, Jean-Claude Guillebaud est essayiste, Tarek Oubrou est théologien, Rivon Krygier est rabbin

Dans Le Monde, ce 17 mars 2010
(http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/17/appel-contre-l-homophobie-et-la-transphobie-par-olivier-abel-jean-claude-guillebaud-tarek-oubrou-rivon-krygier_1320275_3232.html)

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24 février 2010

Une lettre nécessaire

Depuis quelques temps, l'homophobie progresse, particulièrement dans les mileux catholiques conservateurs et les milieux traditionalistes.
Je ne puis coprendre comment il est possible de vouloir envoyer au bûcher des "pédés" quand on se revendique du Christ.
J'ai mal... Et je ne sais plus comment me situer dans cette Eglise que je veux être mienne.
Il y a des femmes et des hommes qui font de cette Eglise un lieu de paix et d'ouverture, un lieu de rencontre et de vie profondément enracinées dans le Christ.
Il en est d'autres qui en font un lieu d'oppression, d'exclusion, d'injustice...
Et ce sont ces derniers qui, malheureusement, font parler d'eux.
Je rêve qu'une personnalité de l'envergure de l'Abbé Pierre ou de Soeur Emmanuelle se lève et proclame haut et fort le message de Jésus à ceux-là même qui se disent successeurs des apôtres.

Ci-dessous, le lettre que Stéphane Lavignotte, que j'ai le privilège de compter parmi mes amis, a écrite à l'archevêque de Paris.
Une lettre nécessaire selon moi. Une lettre juste et vraie...
Je serai heureux de connaître, si elle arrive, la répose qui y sera donnée.


Monsieur l’Archevêque de Paris et Président de la Conférence des évêques de France

Le 30 novembre dernier, nous avons célébré à l’église Saint Merri une soirée de prière œcuménique à l’occasion de la journée mondiale contre le Sida, en communion avec les malades en France mais aussi dans les pays du sud, avec des malades de l’association Basiliade.

Au beau milieu de la soirée, un groupe de jeunes gens ont interrompu la lecture de l’Évangile, jetant des boules puantes et des œufs sur l’assemblée et les célébrants, criant : « pas de gays dans nos églises ».

Nous n’avons pas évoqué publiquement cette agression, ne souhaitant pas donner de la publicité aux groupuscules qui imaginent que les idées haineuses de l’extrême-droite puissent avoir un quelconque rapport avec le message d’amour du Christ.

Si je vous interpelle aujourd’hui c’est que cet incident n’est plus isolé.

Dimanche dernier, place Notre-Dame, plusieurs couples homosexuels, de retour d’un Kiss-in organisé place Saint-Michel à l’occasion de la Saint-Valentin, se sont embrassés sur la place Jean-Paul II, espace public. Ils ont été pris à parti par des groupes de jeunes catholiques proférant des insultes homophobes telles que « Tantouses de merde », « Les pédés au bûcher », « Cassez-vous, on est chez nous », « Allez faire cela chez vous », les repoussant hors de la place.
Que se serait-il passé si les forces de l’ordre ne s’étaient pas interposées ?

Ces deux incidents m’inquiètent. Les célébrations pour la journée mondiale contre le sida ont lieu depuis de nombreuses années, à Saint-Merri, dans notre temple protestant de la Maison Verte, à l’église des Blancs-Manteaux. Nous n’avions jamais subit une telle agression. Place Jean-Paul II, dimanche dernier, des jeunes catholiques, publiquement, devant des caméras, devant les forces de l’ordre, ont proféré sans retenu des insultes, sans doute judiciairement condamnable, et en tous cas bien loin de l'agapé chrétienne.

Elles s’ajoutent à l’agression contre une célébration œcuménique inter-associative à Lille en juin 2009, d’un bar à Laval en avril 2009, du centre LGBT de Nantes en janvier 2010, à chaque fois par des personnes se revendiquant de la plus grande proximité avec les positions actuelles du Vatican.

Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui certains jeunes catholiques se sentent autorisés à de tels comportements qui n’avaient pas lieu hier ? Cela tient-il à la compréhension qu’ils ont des décisions de l’Église catholique durcissant le refus de l’accès des personnes homosexuelles à la prêtrise et à la vie en communauté ? Des positions des églises catholiques notamment en France contre l’ouverture du mariage, de l’adoption et de la PMA pour les couples de même sexe ?
Nous ne sommes sans doute pas d’accord sur ces sujets. Mais j’avais noté avec satisfaction l’affirmation du Vatican, par Jean-Paul II dès 1992 et de Benoît XVI en 2008, selon laquelle son refus d’évolutions législatives ou ecclésiales sur ces sujet n’empêchait pas son refus de l’homophobie.

Ces jeunes gens qui se réclament clairement d’une défense vigoureuse de Benoit XVI – j’en veux pour preuve leur slogan « Habemus papam » dimanche dernier place Jean-Paul II ou l’évocation de « nos églises » dans l’agression dont nous avons été l’objet – semblent eux ne pas faire la différence. Je ne peux croire que vous restiez silencieux sur de tels comportements, bien que pour l’instant informé de l’incident de Saint Merri par des participants, vous n’ayez toujours pas réagi.
Parce que ces jeunes ne sont pas des « dissidents » de l’Église catholique mais se revendiquent comme les plus fidèles de vos fidèles, une absence de prise de position pourrait leur laisser croire une sympathie de votre part pour ces actes, pourrait valider leur amalgame entre les positions de l’Église catholique et la légitimité de l’homophobie, et les inciterait à recommencer des actes moralement et judiciairement condamnables.

Je ne peux croire que vous ne condamniez pas publiquement de tels contre-témoignages de l’Évangile qui rejaillissent sur l’ensemble des chrétiens. Comme vous l’a demandé également l’association chrétienne LGBT David et Jonathan, une parole claire de votre part est attendue.

Votre frère en Christ
Stéphane Lavignotte
pasteur de la Maison Verte
Paris 18e
Mission populaire évangélique
Fédération protestante de France

source : http://protestantsdanslaville.org/gilles-castelnau-interreligieux/i83.htm

09:22 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

27 janvier 2010

Controverse

Le nouvel archevêque de Malines-Bruxelles a fait le tour des médias depuis sa nomination et dimanche dernier il était l'invité de l'émission "Controverse".

Une fois de plus, il a dénoncé l'homosexualité comme étant une maladie, la comparant à l'anorexie.

Le Centre pour l'égalité des chances a publié un communiqué qui me semble plein de justesse.
C'est pourquoi je vous le transmets.

Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme a pris connaissance des propos tenus notamment par l’archevêque Léonard dans le cadre de l’émission « Controverse » diffusée hier sur la chaîne RTL-TVI.

 

 "Le chef de l’église catholique belge, interrogé sur le sujet de l’orientation sexuelle, a comparé l’homosexualité à l’anorexie. Comme tout citoyen, l’archevêque de Malines-Bruxelles a la liberté d’exprimer ses opinions. C’est le cas aussi des représentants des Cultes israélite et musulman présents sur le plateau qui ont également tenu des propos très négatifs à l’encontre de l’homosexualité. Leurs propos ne les exposent pas à des poursuites judiciaires dans le sens de la loi du 10 mai 2007 tendant à lutter contre certaines formes de discrimination, dont celles motivées par l’homophobie. Rappelons que la liberté d’expression s’étend aux propos « qui blessent, qui choquent et qui inquiètent », selon l’expression consacrée de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, et n’incriminent que l’incitation à la haine et à la discrimination.

Il reste néanmoins  que ce type de discours, amalgamant maladie, perversité et homosexualité, est regrettable, et potentiellement dangereux car il entretient stéréotypes et préjugés non fondés. C’est pourquoi le Centre déplore que de hauts responsables de cultes stigmatisent à nouveau l’homosexualité et sera attentif à ce que leurs propos publics n’encouragent pas des actes de haine inspirés par ceux-ci.

Le Centre rappelle que l’orientation sexuelle n’est ni un choix ni une maladie à soigner. Elle ne constitue pas non plus a priori un comportement qui mettrait en danger, plus qu’un autre, la vie ou la santé des individus. Elle est une orientation sexuelle qui, tout comme, les convictions religieuses, appelle le respect mutuel des différences."

source : http://www.diversite.be/index.php?action=artikel_detail&artikel=332

14:19 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08 janvier 2010

Un pas en avant

Le Parlement portugais ouvre le mariage aux couples homosexuels. Pour nous qui avons cette possibilité depuis 2003, ce vote portugais est un signe. Signe qu'il y a toujours de l'espoir de voir l'égalité entre les êtres humains progresser.
En Europe, ce sont maintenant 6 pays qui reconnaissent cette égalité de tous les couples devant le mariage civil.
Le candidat Sarkosy, devenu président de la République française, avait, au cours de sa campagne électorale promis ce pas. Mais ses promesses en sont restées aux mots... Pourtant, il aime à rappeler que la France est la patrie des droits de l'Homme et que sa devie "Liberté, égalité, fraternité" est une lumière pour le monde. J'espère qu'il lira ce que le premier ministre portugais José Socrates est venu exprimer devant le parlement pour défendre la loi au nom de « la liberté, de la justice, de l'égalité et de l'humanisme ».

Voici quelques extraits de son discours rapportés par l'AFP :

« Le propre de l'humaniste, c'est de se sentir humilié par l'humiliation de l'autre, de se sentir exclu par l'exclusion de l'autre, de sentir sa liberté entravée par la privation de liberté de l'autre (...) Cette loi vise à réparer des décennies d'injustices faites aux homosexuels (...) Ce n'est une loi contre personne, ce n'est pas non plus une loi pour quelques-uns : c'est une loi pour tous, une loi qui représente la victoire de tous car c'est une loi de la liberté, de la justice, de l'égalité et de l'humanisme (...) Le mandat que nous avons reçu des Portugais concerne le mariage civil entre personnes de même sexe, ni plus ni moins (...) L'adoption est une question différente du mariage car, dans l'adoption, ne sont pas seulement en cause des adultes libres et consentants. »

Des paroles fortes à méditer...

source : http://www.gayclic.com

 

17:27 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24 décembre 2009

Noël

Dans la nuit de Noël, Dieu manifeste sa tendresse pour l'humanité.
Dans la nuit de nos vies, il vient éclairer la route.

Cette route le conduit jusque dans la Pâque.
La nativité et la résurrection, un seul mystère de l'Amour révélé...

Joyeux Noël à vous tous qui passez ici...
Paix et sérénité pour vous et ceux que vous aimez !
Et que cette Paix devienne, pour le monde, réalité !


Arcabas nativité

Arcabas - Nativité

 

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21 décembre 2009

Rome et consorts

Même si j'ai décidé, il y a un certain temps, de ne plus me faire de mauvais sang à cause de décisions, discours ou écrit du pape, il n'empêche que je suis choqué de savoir que Benoît XVI a proclamé vénérables et Jean-Paul II et Pie XII.
Si pour le premier je n'ai pas de réserve, même si j'ai des critiques à formuler sur plusieurs points de son pontificat, il n'en va pas de même pour Pie XII.
Ce dernier, victime de sa position, a gardé un silence coupable pendant la guerre et ne s'est ému qu'en privé, semble-t-il, du sort des millions de Juifs conduits à la mort...
Rien dans son attitude et ses écrits, rien dans sa vie ne me paraît être digne d'exemple.
Il est vrai que depuis qu'on amis un zélateur de toutes les dictatures hispaniques sur les autels, plus rien ne doit étonner.
Mais dnas le cas de Pie XII, je rejoins entièrement les propos de Michel Kubler qui, dans l'éditorial de La Croix, dit haut et fort :

"Pourquoi ?

L’annonce de futures béatifications ou canonisations par les plus hautes autorités de l’Église a un but, rappelé samedi par Benoît XVI : c’est « un encouragement fort, pour les chrétiens, à suivre le Christ avec intensité et enthousiasme », à travers ces modèles de « perfection évangélique » et de « refus de la médiocrité ». S’agissant de Pie XII, dont le pape reconnaissait le même jour l’« héroïcité des vertus », nombre de chrétiens ressentiront plutôt du découragement. Ne voyant pas d’emblée à quel point la vie et l’œuvre de ce pape correspondent à un tel idéal, ils se demanderont : pourquoi ?

La principale objection qui vient à l’esprit du grand nombre, et souvent la seule, vise l’attitude d’Eugenio Pacelli face à la montée du nazisme, puis à la tragédie de la Shoah. Nonce en Allemagne, puis secrétaire d’État de Pie XI avant de devenir le pape de la Seconde Guerre mondiale, son angoisse pastorale et ses prudences diplomatiques le privèrent de l’action prophétique dont, avec le recul, on aimerait pouvoir le créditer au plan politique. Ce qui pouvait rester un handicap historique devient, dans la perspective d’une béatification, une question théologique : pourquoi ?

Même si on laissait de côté la polémique sur cette période controversée, la personne et le ministère de ce pape, qui semble aujourd’hui d’une autre époque, n’apparaissent pas facilement comme exemplaires. Sa gouvernance solitaire et sa coupure du monde peuvent certes être compensées par sa gentillesse envers les petits et son souci d’une parole pour toutes les catégories sociales. De là à l’ériger en exemple, on demande à comprendre : pourquoi ?

Benoît XVI s’est fortement investi sur ce dossier. Après avoir demandé qu’il soit réexaminé, il n’a donc pas estimé nécessaire d’attendre que les pièces en soient accessibles à tous, et demande aux fidèles de faire confiance au « discernement de l’Église ». Lui-même notait, samedi, « la manifestation du sensus fidelium » que vient traduire la reconnaissance d’une telle sainteté. Quand on sait les réticences apparues au sein du peuple de Dieu dans le cas de Pie XII, on attend de l’évêque de Rome qu’il explique son choix, en disant pourquoi."

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10 décembre 2009

Des croix dans les cimetières

Voilà que, au Sénat, une proposition devrait être débattue sur la neutralité de l'Etat en matière religieuse. Cette proposition de loi va jusqu'à parler des croix dans les cimetières...
Dans cet espace public ne devraient plus apparaître de signes religieux qui pourraient heurter d'autres croyants ou incroyants.
Pourtant, dans la Constitution belge est inscrite la protection de tous les cultes reconnus et la liberté de pratiquer ces cultes.

Placer une croix dans un cimetière a été pendant des siècles une manière commune de célébrer un culte. Si l'on peut comprendre que dans des espaces nouvellement créés ne soient pas installées des croix, quid du passé ? Cette proposition de loi vise tous les signes dans des espaces publics hormis ceux qui sont classés.
Et je vois sciées les croix des grilles en fer forgé des cimetières de nos campagnes (peu sont classées !)... Et je vois abattus les calvaires qui sont situés souvent au milieu de nos cimetières... Et je vois la tombe des indigents (qui reposent dans l'espace public des cimetières) ne porter aucun signe. Ce serait, pour certains, les dépouiller de ce qui était souvent leur seule richesse...

Ce qui m'étonne, c'est que rien n'est dit des étoiles de David et autre croissants chers à l'Islam.
Il est vrai que ces signes sont moins affichés dans nos cimetières.
Mais s'il n'y est pas fait allusion, c'est que ce genre de propsoition de loi vise le christianisme, plus encore le catholicisme.

Depuis dix ans, année qui vit arriver au pouvoir, pour la première fois depuis des lustres, une coalition gouvernementale dont étaient absents les partis d'inspiration chrétienne, l'opposition systématique au catholicisme est passée parfois par des bêtises du genre de cette question des croix dans les cimetières.

Si je suis favorable au pluralisme et à son expression dans l'espace public, je ne suis pas favorable à la bêtise !
Et dans ce cas, il ne s'agit que de cela.

09:45 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

01 décembre 2009

1er décembre

Journée mondiale de lutte contre le sida.

 

Parce qu'il ne faut pas oublier...

celles et ceux qui sont malades,

celles et ceux qui sont morts,

celles et ceux qui cherchent,

celles et ceux qui soignent,

celles et ceux qui accompagnent,

celles et ceux qui sont orphelins,

celles et ceux qui aujourd'hui sont contaminés,

celles et ceux qui pensent qu'on peut en guérir...


Ce soir, entre autres activités, à 18h30, veillée de prière à Huy (église Saint-Pierre) et, à 19h00, marche au flambeaux à Bruxelles (départ place de la Monnaie).

Seigneur, regarde celles et ceux que j'évoque et sois à leur côté dans ce chemin de lutte comme tu l'as toujours été avec celles et ceux qui mènent de justes combats...


 

sida-ruban

 

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10 novembre 2009

Une session bizarroïde

Dernièrement, à Repentigny au Québec, des séances étaient organisées invitant les parents à renforcer le potentiel hétérosexuel de leurs enfants. Le zélateur de ce combat, un certain Michel Lizotte, semble être un fervent adepte des thérapies pour changer l'orientation sexuelle des personnes. Les deux dernières séances (sur trois) ont été annulées suite au tollé que cela a provoqué, notamment via facebook et la presse québécoise.
Raymond Gravel, prêtre québécois, a tenu une chronique à ce sujet dans le Trait d'Union.
Je ne résiste pas à la partager tant elle me semble claire, simple et juste.
(source :http://www.letraitdunion.com/article-397752-Une-session-bizarroide.html)

"Plus ça change, plus c’est pareil. Il n’y a pas tellement longtemps, des curés bien intentionnés entraient dans les chambres à coucher des gens pour leur dicter une conduite très stricte par rapport à la sexualité. Toute relation sexuelle entre un homme et une femme ne trouvait sa justification que dans le cadre bien précis du mariage sacramentel chrétien, en vue de la procréation. Dans tous les autres cas, il s’agissait d’un péché mortel grave que seules les femmes pouvaient commettre, car ce sont à elles que les confesseurs refusaient l’absolution, lorsqu’elles n’étaient pas enceintes de leur 14e ou 20e enfant. L’acte sexuel était vu comme un mal nécessaire que les couples pouvaient utiliser modérément dans le seul but de donner la vie à un enfant. On était loin de la sexualité comme langage d’amour entre deux personnes qui veulent unir leur destinée et partager leur vie ensemble, ouvertes sur la famille.
Aujourd’hui encore, d’autres curés, aussi bien intentionnés que les premiers, voudraient entrer cette fois dans les familles pour inciter les gens à intervenir, comme parents, dans l’orientation sexuelle de leur enfant, afin de l’aider à développer son potentiel hétérosexuel. C’est l’objectif poursuivi par les ateliers offerts aux parents de Repentigny, à l’église Notre-Dame-des-Champs, présentés par le curé Christian Lépine et animés par le pseudo-journaliste Michel Lizotte.

Mais au fait, qu’est-ce qu’un potentiel hétérosexuel? Est-ce une sorte de gêne que tout le monde possède mais que certains refusent de développer? Si, par nature, nous sommes tous et toutes hétérosexuels, pourquoi certains refusent-ils de l’être? Parce qu’ils sont vicieux? Sado-masochistes? Marginaux? Peut-être ont-ils des parents irresponsables qui n’ont pas su intervenir à temps? Vous trouvez sans doute ces propos inacceptables, et vous avez raison! Mais comment ne pas en arriver à de telles conclusions lorsqu’on offre à des gens une session de formation sur l’accompagnement parental vers l’hétérosexualité et sur les attraits non désirés vers le même sexe?

Lorsque j’étais jeune prêtre, vicaire à Mascouche, j’ai voulu aider un jeune à accepter sa condition homosexuelle qu’il refusait d’assumer. Il a préféré suivre les conseils d’un pasteur évangélique qui lui promettait une «guérison» assurée par la prière et par l’imposition des mains. Quelques temps après, j’ai reçu un appel de sa mère me disant qu’il s’était suicidé. Elle me demandait si je voulais célébrer ses funérailles.

L’homosexualité n’est pas un choix… c’est presque toujours un drame épouvantable pour celui ou celle qui la découvre dans sa vie, dans ses tripes et dans ses désirs les plus profonds. C’est souvent à l’âge ingrat de l’adolescence que le jeune découvre sa différence, et s’il n’est pas accueilli, aidé, compris et aimé par ses proches, dont ses parents, par ses amis et par les adultes qui l’entourent, le jeune se refermera sur lui-même, il se frustrera, il se détestera, il pourra se refouler jusqu’à vivre une relation hétérosexuelle contre nature qui provoquera des blessures assurées, difficiles à guérir, dans un avenir plus ou moins rapproché, lorsqu’il acceptera enfin son homosexualité. Pour d’autres, plus fragiles, le choc est tellement grand que leur seule issue possible est le suicide.

Comme prêtre, j’ose espérer que les dirigeants de mon Église n’appuient pas l’inconscience d’un curé et l’incompétence d’un pseudo-journaliste, dont l’irresponsabilité peut nuire beaucoup plus qu’aider aux parents d’aujourd’hui qui veulent accompagner leurs enfants dans les périodes difficiles de leur développement. Les parents ne sont pas coupables de l’homosexualité de leur enfant et les jeunes gais ont droit au même respect et à la même dignité que les autres."

09:32 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09 octobre 2009

De l'honneur et du travail des journalistes

Frédéric Mitterrand a écrit il y a 4 ans un très beau livre.La Mauvaise vie est un récit essentiel.
Sa lecture m'a bouleversé et ému.
Et j'en garde un souvenir profond.
Tant de vérité, sans fard ni masque...

Chapeau !

Aujourd'hui, voilà que l'auteur de ce récit est attaqué par l'extrême droite et par quelques politiciens en mal de publicité.
Quatre ans plus tard, on essaye de salir un homme brillant.
Bien que je ne partage en rien les gôuts du narrateur pour les amours tarifées et les voyages en exotisme, je ne puis admettre que ce récit soit martyrisé pour faire croire, dans le chef du ministre, à de la pédophilie...
Après l'affaire Dutroux, en Belgique et ailleurs, il y a bon nombre d'homosexuels qui ont été accusés de pédophilie et certains ont été, par ces injustes accusations, amenés à mettre fin à leurs jours déshonnorés. D'autres étaient réellement coupables de ces crimes; mais ils étaient une minorité. Et ils ont été condamnés.

Les accusateurs sont les premiers en cause.
Mais les journalistes aussi !
En effet, si le travail de l'information invite à relayer certaines nouvelles, il doit être fait en conscience.
J'ai été sidéré d'entendre Laurence Ferrarri dire n'avoir lu que les passages tronqués mis en exergue par le Front National.
Un travail sérieux aurait exigé la lecture de l'ouvrage et des différentes interviews de l'auteur qui, à l'époque, avait éclairé avec justesse ses propos.
Il aurait été aussi bon de prendre connaissance des réactions et critiques diverses qui avaient salué la sortie de l'ouvrage.
Mais Laurence Ferrarri n'a cheché que le scandale et a interrogé Frédéric Mitterrand avec un a priori défavrable flagrant.
Avant de l'écouter, son jugement était fait...
Quelle bassesse ! Quel manque de conscience profesionnelle !

Et dans l'execice difficile de mise au pilori, Frédéric Mitterrand en sort grandi.
Lui, c'est un homme d'honneur.

Pour vous faire une plus juste idée, voci en lien l'interview complète.
12 minutes pour se faire une opinion.

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/08/01002-20091008ARTFIG00695-frederic-mitterrand-defend-son-honneur-.php

09:58 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

21 juillet 2009

Fête nationale

Notre pays évolue.
De nouvelles modifications de ses structures sont envisagées.
Pourtant, notre pays est un.
Et sa devise ne ment pas : l'union fait la force !

Bonne fête à mon beau pays.
Qu'il ne perde jamais son humour et sa simplicité !

Seigneur, inspire nos dirigeants pour que respect et concorde soient toujours défendus.
Bénis chaque habitant de ce pays et donne à chacunde pouvoir être reconnu dans sa dignité.
Apaise les tensions et fais taire les disocurs haineux.
Fais que la Belgique demeure une terre accueillante de toutes les diversités.

07:00 Écrit par Ben dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |