19 janvier 2010

Unité

Depuis hier, les chrétiens sont invités à prier pour l'unité.
Pour moi, cela veut dire à prier pour que chacun découvre la puissance de l'amour inconditionnel de Dieu manifesté en Jésus. C'est par des mots humains et des gestes que Jésus révèle que chacun, à commencer par les putains et les pécheurs, est le fils et la fille chéris du Père...
"De tout cela, c’est vous qui êtes les témoins."

"Pendant cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, nous écoutons d’autres chrétiens parler de leur foi afin de rencontrer Dieu de toutes les multiples manières dont il se révèle à nous. Nous sommes également conscients que notre partage avec les autres peut se faire grâce à la réalité virtuelle de la technologie. Les moyens modernes de communication peuvent nous aider à partager plus largement notre expérience, et à créer ainsi une communauté qui se révèle plus large et plus étendue que la réalité purement physique.
Une écoute attentive nous fait grandir dans la foi et dans l’amour. Malgré la diversité de notre témoignage personnel et collectif, nous découvrons que nous sommes liés les uns aux autres dans une même histoire, celle de l’amour de Dieu qui nous a été révélé en Jésus Christ."

Depuis hier, l'Église de Belgique a un nouveau primat (ce qui était attendu depuis plusieurs semaines). Cet homme a, depuis son accession au siège épiscopal de Namur, multiplié les déclarations et les gestes qui excluent et condamnent sans appel les personnes qui ont recours à l'avortement, à l'euthanasie, qui sont homosexuelles, et j'en passe...
J'étais dans le diocèse quand il a été nommé en 1991. Plusieurs de mes relations et amis, théologiens et prêtres en pastorale, ont été victimes de ses agissements et décisions. Plusieurs ont fait de graves dépressions. Heureusement, aujourd'hui, tous ont poursuivi leur vie, éloignés de la place Saint-Aubain et ont continué malgré tout à croire en Jésus et dans l'Évangile.

Cette nomination me fait ni chaud ni froid...
Les hommes passent et l'amour de Dieu manifesté en Jésus ne passe pas.
Et puis, je me dis souvent, en entendant ce prélat, que je suis athée du Dieu dont il parle...
Le Dieu en qui je crois est un Dieu qui fait justice et se moque des considérations légalistes. C'est un Dieu qui n'est pas venu pour les purs mais pour celles et ceux qui veulent choisir la vie en essayant d'aimer comme il nous aime.
Ce chemin de l'amour passe pour moi au travers des vociférations des uns et des autres.
« Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin. » (Lc 4, 30)
C'est cela que j'essaye de vivre : aller mon chemin qui conduit à Jérusalem et à la vie éternelle.
Et ce chemin passe par J. Ensemble, nous voulons essayer d'être un couple ouvert aux autres, cherchant les chemins de l'Évangile pour aujourd'hui, accueillant Jésus dans notre vie, parce que nous croyons qu'il marche à nos côtés...

Seigneur, fais que nous soyons un dans l'amour, sans fusion et sans confusion...

 

 

09:15 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Excuse-moi, cher Ben, pour ce commentaire, mais ton expression «être athée du Dieu de quelqu'un» fait très mal, même si je sais que tu la dis métaphoriquement.

Saint Paul, devant les polythéistes d'Athènes a fait tout à fait le contraire: le «dieu inconnu», il l'a identifié avec le Dieu d'Israël. Même s'il nous semble qu'un tel rend un mauvais témoignage de l'Évangile, nous ne pouvons pas aller jusqu'à dire que nous sommes athées de son D/dieu.

Car sinon, en toute sincérité, que devrais-je dire, moi (et une foule nombreuse qui a la même éthique que moi)? Devrions-nous dire que nous sommes athées du dieu de ceux qui prêchent un dieu de miséricorde, tout en approuvant l'assassinat des animaux innocents?

Car si le D/dieu de Mgr Léonard est homophobe, le D/dieu de certains est cruel comme on ne peut plus.

Écrit par : Georges | 20 janvier 2010

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