28 mai 2010

La Paix du coeur

Extrait du commentaire des textes du jour envoyés par L'Évangile au quotidien. Depuis que je l'ai lu, il mpe trotte dans la tête.

L'homme doit vouloir, doit poursuivre, doit chercher Dieu dans tout ce qu'il fait ; et quand il a fait tout cela - boire, dormir, manger, parler, écouter - qu'il laisse alors complètement les images des choses et fasse en sorte que son temple reste vide. Une fois le temple vidé, une fois que tu en auras chassé cette troupe de vendeurs, les imaginations qui l'encombrent, tu pourras être une maison de Dieu (Ep 2,19). Tu auras alors la paix et la joie du cœur, et plus rien ne te troublera, rien de ce qui maintenant t'inquiète et te déprime et te fait souffrir.

Jean Tauler (c. 1300-1361), dominicain
Sermon 46 (trad. Cerf 1980, t. 2, p. 24)

 

13:45 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

"Il a longtemps été entendu que les catholiques étaient sinistres. Des bonnets de nuit, des pisse-froid, des donneurs de leçon coincés dans les plis de leur vertu. La contre-image emblématique en étant bien sûr, en mai 68, la foule de jeunes hilares derrière les barricades, face à la France de Tante Yvonne corsetée et bouche pincée. Les catholiques eux-mêmes, à force de se l’entendre dire, n’étaient pas loin de le penser. Une pelletée de plus sur l’immense tas de leurs complexes. Comme une fatalité: t’es catho, t’es pas rigolo. Mais les lignes ont bougé. Tout a commencé lorsque les cathos ont, soudain, osé descendre dans la rue. Il fallait qu’ils aient été poussés à bout pour faire fi de leurs principes : respect de l’ordre établi, résignation et patience dans les épreuves… Il y avait longtemps qu’ils n’avaient pas tâté du pavé parisien, les processions elles-mêmes ayant disparu et, ma foi, ils ne s’en sont pas trouvés si mal : la marche à pied, ça dégourdit les jambes et ça lève les inhibitions. La première fois, souvenez-vous, c’était pour la défense de l’école libre. Ceux qui ont connu cette manif en parlent encore avec un petit frisson de joie dans l’échine… Ce soir-là, le journal de 20 heures s’ouvrit par un gros plan sur une immense pancarte brandie par un adolescent:« Mon prof de maths est une peau de vache, mais je l’ai choisi »… Les cathos avaient réussi à faire sourire la France.

Les années ont passé. Les causes à défendre pour les catholiques sont devenues plus prégnantes, plus évidentes. Avortement, homosexualité, attaques contre l’Église… Aller battre le pavé – aux « marches pour la vie », par exemple – n’est plus un droit, mais un devoir. Parallèlement, les ligues de vertu et la bienséance ont changé de camp. L’insolence aussi. Être « rebelle » n’est plus ce que l’on croit. Dernier exemple en date: le 18 mai dernier, le « kiss in » sur le parvis de la primatiale Saint Jean à Lyon. Ils étaient là face à face, les homos du « kiss in » et les jeunes cathos du collectif « Pas de ça devant Saint-Jean ». Et les faces de carême n’étaient pas du côté que l’on pense. Depuis qu’ils sont les censeurs du nouvel ordre moral, les gays ne sont plus très gais. Devant Saint-Jean, rien que des têtes grisonnantes et revêches. Ben alors, où sont donc les jeunes éphèbes facétieux, les manifestations festives? «Vade retro les fachos». C’était leur slogan. Sans blague ? Ce vieil anathème éculé, c’est donc tout ce qu’ils ont trouvé? «Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d’hétéros !» scandaient en face leurs dynamiques opposants. Pas mal, non ? M’est avis que le rire a définitivement retourné sa veste."

Écrit par : Pierre de Vacquerie | 04 juin 2010

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Les années ont passé. Les causes à défendre pour les catholiques sont devenues plus prégnantes, plus évidentes.

Écrit par : tiffany bracelets | 05 juillet 2010

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