17 janvier 2012

Henri et Raphaël

C'est avec force que l'échange profond entre Henri et Raphaël a repris.
C'est avec joie que je m'abreuve à nouveau à la source que sont leurs messages en forme épistolaire.
Comme les meileurs, ils ont choisi ce style et cela convient parfaitement.
Je retrouve dans leurs textes la qualité d'un Bernanos et d'un Julien Green.  
Ne serait-ce que le billet d'hier qui affirme "...comment ne pas trouver la beauté dans le partage et la communion de deux personnes ? Comment ne pas trouver en ce que nous vivons un chemin vers la beauté de Dieu ?"
Le chemin de leur partage est comme un diamant très précieux ! 

Si vous êtes en quête de vérité, de sincérité et de spiritualité partagée, allez-y ou retournez-y. Ils sont dans mes liens.


12 juin 2011

Pentecôte


17:50 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29 mai 2011

Témoigner de notre rencontre avec le Christ

Dominique (http://www.rencontresouslechenedemamre.net/a initié, il y a quelques semaines, un lectionnaire commenté des dimanches. 
La Parole en diversité est un beau projet. Je vous conseille de vous y rendre.
Il m'a demandé une contribution, publiée ce dimanche. La voici.
http://www.archive-host.com/files/963537/62aaf924af4ecf86... 

Quand Paul, devant les sages d'Athènes, se met à parler, c'est pour leur révéler qui est ce "Dieu inconnu" qu'ils vénèrent dans l'un de leur temple. Un Dieu inconnu qu'il dit, lui, connaître... Et nous, pouvons-nous vraiment dire que nous connaissons Dieu ? C'est que le monde ne connaît pas Dieu et que, sans l'accueil de l'Esprit, nous ne pouvons prétendre le connaître. Et nous sommes aussi de ce monde ignorant.

Les discours que nous pouvons tenir, pour rendre compte de notre foi en Christ devant les aréopages d'aujourd'hui, peuvent-ils être accueillis ou bien faisons-nous, comme Paul, l'amère expérience du rejet de nos paroles ? Témoigner de notre rencontre avec le Christ, annoncer qu'il est notre libérateur ne va, en effet, pas de soi.

Nous faisons chaque jour l'expérience qu'il est difficile de parler avec justesse des personnes qui nous aiment. De plus, tout ce que nous pouvons en dire ne suffit jamais à rendre compte de l'amour dont nous sommes aimés.

Jésus l'a très bien compris. En sa présence, les apôtres et les disciples étaient prêts à traverser le monde pour annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume et appeler chacun à vivre des béatitudes. A la croix, Jean, seul rescapé de la craintive fuite, rend témoignage de l'eau et du sang qui ont jailli du côté du Crucifié. Mais cela ne suffit pas encore.

Il faudra l'attente cloîtrée, les apparitions avec leur promesse de paix et la Pentecôte pour que Pierre et les autres à sa suite s'engagent dans l'annonce de cette nouvelle inouïe : "Nous avons trouvé le tombeau vide. Il est vivant et il marche chaque jour avec nous sur nos routes !"

En promettant un autre Défenseur, Jésus révélait le cœur intime du Dieu en qui nous croyons. Dieu est un et trinité ! Entre le Père, le Fils et l'Esprit - ce Dieu inconnu selon un ouvrage de 1938 du P. Victor Dillard, un jésuite, qui écrivit sur l’Esprit Saint - il y a un espace dans lequel nous trouvons place et où se révèle la profondeur de l'amour inconditionnel de Dieu pour chacune et chacun de nous, quelles que soient nos amours, nos sexualités, nos orientations de vie. Dans cette révélation, sans cesse nouvelle de l'amour divin, nous découvrons que "c'est en lui qu'il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d'exister".

Empli de l'Esprit, nous pouvons à notre tour prendre la parole pour dire, tels que nous sommes, cette vie intense qui nous est promise et se manifeste en nos existences. À tout moment de notre parcours d'humain, nous est donné cet Esprit de vérité. Et nous croyons qu'au jour de notre entrée dans l'éternité, nous le connaitrons vraiment ce Dieu d'amour, de tendresse, de vie ! "En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous."

08:52 Écrit par Ben dans LGBT, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24 avril 2011

Joyeuse fête de Pâques !

Il est cinq heures, Jérusalem s'éveille... Ces deux femmes n'ont plus du tout sommeil ! Elles viennent d'avoir à l'instant l'apparition d'un ange qui leur affirme que Jésus est vivant. Cela devrait suffire à les remplir de joie, mais pourquoi ont-elles encore peur ? D'ailleurs, la peur et la joie ne devraient pas se mélanger. Ce sont des sentiments trop forts et notre expérience montre que ces deux-là ne vont pas bien ensemble. Nos peurs nous déséquilibrent, nous paralysent. Au contraire, la joie signe le calme équilibre d'une vie. On m'oppose immédiatement les sensations offertes dans les parcs d'attractions. Dans le « grand huit », les manèges transportent jusqu'au vertige les participants qui s'amusent à se faire peur dans de petits chariots lancés à toute vitesse dans la pente. Ce sont les grandes frayeurs et les petites joies des parcs d'attractions ! L'évangile de la Résurrection nous parle aussi de ce mélange de peur et de joie, mais dans un tout autre registre ! Essayons de comprendre. 

Première étape : imaginez la scène. On s'étonne d'abord du nombre d'acteurs présents : des femmes et des soldats. Puis, l'arrivée de l'ange du Seigneur plonge le monde entier dans la crainte. De fait, la terre tremble dans l'effroi d'avoir tenu prisonnier un Dieu pendant trois jours. L'Évangile ne dit presque rien de la réaction des soldats et des gardes, sinon qu'ils devinrent comme morts. Ils sont morts de peur ! C'est une scène étrange : les seules personnes armées sont paralysées. Ainsi, de même que la mort n'a pu retenir le Sauveur, puisqu'il ne meurt plus, les soldats sont impuissants à retenir l'auteur de la vie. Quelque chose aussi a changé pour ces deux femmes venues au tombeau ; avant ces événements, Marie-Madeleine et l'autre Marie partageaient les repas de Jésus et vivaient simplement dans sa compagnie, maintenant la crainte les saisit. Elles connaissaient un homme et voici qu'elles basculent dans l'extraordinaire de la vérité de Dieu. En l'espace d'un éclair, s'est manifestée la profondeur unique de la relation du Christ à Dieu son Père. À la Résurrection, Jésus les introduit dans l'incroyable profondeur de sa personnalité. 

La joie de la résurrection n'est donc pas celle d'un happy end après les événements terribles de la Passion ; ces femmes ont compris que le Seigneur était là et qu'elles ne le savaient pas ! Ce n'est pas la conclusion de la pièce, la salutation des acteurs et le rideau qui retombe sur la scène puisqu'il n'y aurait plus rien à voir. Non, le rideau ne se referme pas : au contraire, il s'ouvre... La résurrection c'est le moment où s'impose, au coeur même du monde, la vérité de Dieu. Et c'est pour cela que la terre tremble, que les gardes sont paralysés et que les saintes femmes ont si peur. Elles, elles frôlent imprudemment le monde totalement nouveau de la résurrection. Mais déjà elles ressentent quelque chose de curieux : la peur certes devant le sublime mais aussi l'envie d'en parler, d'en découdre, d'y aller joyeusement. C'est comme avant une naissance ou un grand match ! 

Séquence suivante : « Et voici que Jésus vint à leur rencontre... ». Il arrive en dernier, pour tout reprendre en lui, car il a encore quelque chose à faire : garder la seule émotion de la note juste. Pour accomplir cette libération de la peur, la présence du Ressuscité va beaucoup plus loin que la parole de l'ange. Pour comprendre, mettez-vous dans la peau de quelqu'un qui vient d'apprendre le déraillement d'un train dans lequel se trouve son propre frère. Le standard téléphonique mis à la disposition des familles peut certes l'assurer que son parent ne compte pas parmi les victimes de l'accident. Mais arrive-t-il à le croire vraiment ? Non, je ne le pense pas ; car, au fond, rien ne peut remplacer l'étreinte, le café tiède pris ensemble et l'émotion partagée. Cette peur maudite maintenant est derrière. La vie, elle, est devant. « Soyez sans crainte » dit le Ressuscité puisque pour la résurrection de Jésus, c'est la même chose : dans la simplicité d'une rencontre, Jésus ressuscité veut partager à ces témoins désarmés une joie plus forte que la peur. 

Pourtant, il manque encore quelqu'un sur la scène : c'est nous ! Nous avons tous notre place dans ce jardin ; car, pour nous aussi, c'est « le premier jour de la semaine ». Nous devrions avoir un peu peur, comme les femmes et les gardes, devant la manifestation de la plénitude de la vérité de Dieu. Nous ne sommes pas immédiatement en phase avec le monde de la résurrection. Non, nous n'y sommes vraiment pas habitués. Mais nous avons à apprendre à accueillir le Ressuscité qui vient simplement à notre rencontre. Dans la vérité de ce qu'Il est pour son Père et pour nous, Il nous révèle qui nous sommes pour son Père et pour Lui : des pépites d'éternité. Alors, notre vision du monde, de l'existence, des autres, peut aussi se retourner complètement et la joie nous envahir en rayonnant. 

Et plus largement, qui que vous soyez, quelle que soit votre vie, vos doutes, votre parcours dans l'Église, venez tous goûter à la joie de ce jour. Alors vous saisirez que, dans son expression la plus forte, la joie de la résurrection est liée à l'amour : aimer et se savoir aimé pour toujours.

Méditation de la retraite dans la ville - http://www.retraitedanslaville.org/

 

Joyeuse fête de Pâques à chacune et chacun !

 

Résurrection Chagall.jpg


22 avril 2011

Méditation

Le mystère d'une soif

La Parole de Dieu« Sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit : "J'ai soif." » 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean chapitre 19, verset 28.

La méditation

En croix, Jésus a soif. A cette heure, Jésus a soif jusqu'au bout de notre foi et de notre amour. 

Mendiant, comme tout amour, Jésus qui n'a pas craint, épuisé de fatigue, de demander à une femme «donne moi à boire», ose nous demander maintenant de coopérer avec lui au salut du monde par la croix. Alors que dans l'épreuve, le risque est grand de nous emmurer, le Christ nous dit son désir immense qu'on lui dise : oui! C'est comme s'il nous disait : « j'ai soif de ton oui ! » 

Notre oui à Dieu sera peut-être un pauvre oui, balbutié, mais il nous ouvrira mystérieusement les portes de la vie et soulèvera à notre insu les pesanteurs de notre monde. 

Au pied de la croix, une femme est là, debout. Elle n'a pas fui. Le « oui » qu'elle a dit au printemps de sa vie, elle le redit à l'heure du plus grand dépouillement. Mais, ô miracle, c'est l'heure où elle est consacrée mère des sauvés. Jésus la regardant, avec saint Jean, vient de leur dire : « voici ton fils, voici ta mère ». 

Heureux sommes-nous si, à l'heure de la croix, nous savons accueillir Marie chez nous !

 

Cette méditation est celle offerte aujourd'hui par la Retraite dans la ville que j'ai suivie chaque jour de ce temps de carême.
http://www.retraitedanslaville.org/ 

15:00 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Jours saints

Hier, la journée ne s'est pas passée comme je l'attendais...
C'est que, dès la veille, j'ai été plongé par des circonstances familiales dans l'angoisse et l'inquiétude.
Rentré d'un magnifique concert où fut interprétée par le Ricercar Consort la Passion selon saint Jean de Bach, j'étais averti que mon papa venait de faire une thrombose...

Aujourd'hui, vendredi saint.
La mort de Jésus qui fait taire... 
Méditation sur la vie et sur la mort.
Sur l'espérance aussi ! 

En attendant une aube pascale qui viendra.

 

crucifixion Chagall.jpg

09:00 Écrit par Ben dans Ma vie, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09 mars 2011

Carême

Pour entrer en carême, et parce que je suis profondément touché par ce qui se passe au Pakistan, je veux vous partager le testament spirituel de Shahbaz Bhatti, ministre des minorités religieuses, assassiné en haine de la foi le 2 mars dernier.

"Je veux servir Jésus

De hautes responsabilités au gouvernement m'ont été proposées et on m'a demandé d'abandonner ma bataille, mais j'ai toujours refusé, même si je sais que je risque ma vie. Ma réponse a toujours été la même : « Non, moi je veux servir Jésus en tant qu'homme du peuple ».

Cette dévotion me rend heureux. Je ne cherche pas la popularité, je ne veux pas de positions de pouvoir. Je veux seulement une place aux pieds de Jésus. Je veux que ma vie, mon caractère, mes actions parlent pour moi et disent que je suis en train de suivre Jésus-Christ. Ce désir est si fort en moi que je me considérerai comme un privilégié si - dans mon effort et dans cette bataille qui est la mienne pour aider les nécessiteux, les pauvres, les chrétiens persécutés du Pakistan - Jésus voulait accepter le sacrifice de ma vie. Je veux vivre pour le Christ et pour Lui je veux mourir. Je ne ressens aucune peur dans ce pays.

À de nombreuses reprises, les extrémistes ont tenté de me tuer et de m'emprisonner ; ils m'ont menacé, poursuivi et ont terrorisé ma famille. Les extrémistes, il y a quelques années, ont même demandé à mes parents, à ma mère et à mon père, de me dissuader de continuer ma mission d'aide aux chrétiens et aux nécessiteux, autrement ils m'auraient perdu. Mais mon père m'a toujours encouragé. Moi, je dis que tant que je vivrai, jusqu'à mon dernier soupir, je continuerai à servir Jésus et cette pauvre humanité souffrante, les chrétiens, les nécessiteux, les pauvres.

Je veux vous dire que je trouve beaucoup d'inspiration dans la Bible et dans la vie de Jésus-Christ. Plus je lis le Nouveau et l'Ancien Testament, les versets de la Bible et la parole du Seigneur et plus ma force et ma détermination sont renforcées. Lorsque je réfléchis sur le fait que Jésus a tout sacrifié, que Dieu a envoyé Son Fils pour notre rédemption et notre salut, je me demande comment je pourrais suivre le chemin du Calvaire. Notre Seigneur a dit : « Prends ta croix et suis-moi ». Les passages que j'aime le plus dans la Bible sont ceux qui disent : J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais  nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en  prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! ». Ainsi, lorsque je vois des personnes  pauvres et dans le besoin, je pense que c'est Jésus qui vient à ma rencontre  sous leurs traits. Pour cette raison, j'essaie toujours avec mes collègues d'aider et d'assister  ceux qui en ont besoin, les affamés, les assoiffés.

Shahbaz Bhatti"

27 février 2011

Un nouveau blog

Un nouveau blog est apparu dans la catégorie "blogs chrétiens gays".
Henri et Raphaël sont deux amis, homosensibles et chercheurs de Dieu.
Leurs billets sont pudiques et profonds.
Ils posent des questions essentielles...
Un blog à méditer plus qu'à lire.

Bienvenue à vous deux, en fraternelle amitié ! 

http://adeuxvoix.blogspot.com/

10:39 Écrit par Ben dans LGBT, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29 décembre 2010

A propos d'arc-en-ciel...

Voici un texte magnifique que Françoise a écrit sur le blog du Carrefour de Chrétiens Inclusifs (CCI). Il fait suite à une polémique née aux États-Unis : des fondamentalistes veulent empêcher les personnes LGBT de se reconnaître dans le drapeau arc-en-ciel.
En suivant le lien à la fin du texte, vous aurez plus de détails. 

Je ne résiste pas à vous le partager, tant il dit le coeur du mystère...

 

Et le Seigneur voit

Et le Seigneur voit
les églises nombreuses
les temples austères et dépouillés, les collégiales, les oratoires,
les cathédrales haut perchées surplombant les villes de leurs ors et de leurs encens
les églises géantes d’Iowa et les prieurés blottis au creux des villages brabançons
la terre battue des chapelles de brousse et le marbre des basiliques
Le Seigneur voit, et ne dit jamais qu’il préfère les sanctuaires de la mer où des vierges songeuses tendent les bras aux marins.

Et le Seigneur voit
les liturgies nues ou grandioses
les costumes noirs et les soies bariolées
les pasteurs, les prédicateurs, les prêtres, les prophètes, les métroplolites 
et les femmes qui posent des gestes eucharistiques.
Et le Seigneur voit les évêques, les diacres et les bedeaux,
et tout le peuple qui dresse les tables de l’accueil et fleurit les autels
Le Seigneur voit, et ne dit jamais qu’il préfère dans le petit matin glacé le sacristain un peu simple qui souffle sur ses doigts avant de sonner les cloches de la première messe

Et le Seigneur voit
les puissants qui ne partagent pas
les théologiens qui dissertent
les tours d’ivoire et de grimoires.

Et le Seigneur voit
les vallées piémontaises où les vaudois s’assemblent pour lire Jérémie à flanc de montagne
ensemble
Et le Seigneur voit

les hautes terres et plaines du Chiapas où les indiennes s’assemblent pour réinventer l’Evangile de la Pachamama
ensemble
Et le Seigneur voit
la salle du temple populaire où des étudiants sourds s’assemblent pour signer le Notre Père
ensemble
Et le Seigneur voit
deux ou trois en son nom, réunis,
ensemble.

Et le Seigneur dit
Je suis le Dieu unique, mais vous, mon peuple, êtes multiples comme les étoiles du ciel,
Et chacun a son nom, sa couleur et son chant
Et moi je suis présent quand vous êtes
ensemble.

Je suis le Dieu unique,
assoiffé de vous-autres, mon peuple, mon étonnant peuple, mon bien aimé étonnant peuple.

Et je vous vois vous battre pour chacun des signes que j’ai offert à vos pères,
et je vous vois hurler avec arrogance que vous tenez la Vérité enclose dans une bouchée de pain,
et je vous vois gonfler d’orgueil comme si vous pouviez juger votre frère que j’aime
comme si vous aviez autorité sur les brins de ciel pur que j’ai tressés entre mon peuple et moi
comme si vous pouviez posséder l’arc en ciel
comme si l’amour était un péché.

Le Seigneur voit, et ne dit jamais qu’il préfère le dimanche à l’heure des vêpres ces deux femmes d’âge mûr qui le prient en secret dans la chambre avant de faire l’amour tout doucement.

Le Seigneur voit
chacune des luttes de ses enfants opprimés.

Et le Seigneur dit :
Pourquoi n’écoutez-vous pas, ô mon peuple,
Ce que je te dis, encore et encore, dans une compassion obstinée,
combien mes mains sont vides quand l’un de vous opprime l’autre
quand il l’écarte de la table où je me suis donné.

Et le Seigneur dit :
Il n’y a pas assez de mots de tendresse pour dire combien mon cœur se serre chaque fois qu’on porte en terre un de mes enfants,
et vous, peuple stupide, vous, je vous vois prêts à tuer pour votre religion.

Et le Seigneur dit :
Pourquoi n’écoutez-vous pas, ô vous mon peuple bariolé,
votre fraternité que j’ai partagée à l’ombre des oliviers
avant de l’écrire en lettres de sang sur l’écorce noueuse d’une croix
au mitan des terres d’Orient ?
Moi, votre Dieu unique et torturé, je vous aime chacune et chacun d’un amour immense.

Mais nous n’écoutons pas assez.
Et le Seigneur est, le Seigneur demeure,
là où nous ne l’entendons pas
et ne dit jamais qu’il préfère ceux qui se tiennent en pauvreté pour tenter d’écouter sa voix. 

http://carrefour-chretiens-inclusifs.blogspot.com/2010/12...

 

16:49 Écrit par Ben dans Amitié, LGBT, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25 décembre 2010

Joyeux Noël

En ce jour, voici le récit des évènements, tels que notre monde peut les raconter.

Profitez-en bien.

Joyeux Noël !


24 décembre 2010

Noël

Dieu, pour manifester son amour éternel, se fait homme et révèle cet amour inconditionnel dans les babillements du bébé de la crèche.
Jésus, en naissant dans la simplicité de Bethléem, commence un parcours semblable au nôtre.
Il n'a pas choisi sa naissance. Il n'a pas sélectionné ses parents.
Il a appris, au fil du temps, à les aimer, tels qu'ils sont.
En contemplant l'enfant de la crèche, c'est toute une vie que nous contemplons.
Vie divine de Dieu fait homme, vie humaine de Jésus se révélant Fils de l'Homme.
Notre humanité tout entière dans le cri d'un bébé naissant.

À chacune et à chacun de vous qui passez ici, une très belle fête de Noël, faite de paix, de sérénité et d'affection partagée.

Noël Georges de la Tour.jpg

21:55 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

En attendant la nuit...

Voici un texte magnifique, publié par l'Avent avec le Moineau sur Facebook.
Je ne résiste pas au plaisir de le transmettre, tant ce texte est, pour moi, situé au coeur du mystère que nous allons célébrer.

L'enfant de l'étrangère

Ici de passage, dans le froid et la nuit, au bout de la route, la fatigue, l'épuisement, la faim, la soif, le doute, à l'écart de tout, la lourdeur des vies à venir, les pieds gourds, l'ombre, le long chemin, la peur, et ces langues inconnues où l'insulte claque comme un fouet, je ne suis pas chez moi et l'enfant va venir, je ne suis pas chez moi et les eaux se rompent, je ne suis pas chez moi et la douleur bat mes entrailles et je n'ai jamais eu aussi mal, je ne suis pas chez moi et je ne suis plus qu'une longue plainte, déchirante, déchirée, je ne suis pas chez moi et je vais me déchirer, mon sexe va se déchirer, je ne suis pas chez moi et il n'y a pas de sage-femme, je ne suis pas chez moi et mon homme ne sait que faire et ses grandes mains maladroites et ses yeux affolés, et si l'enfant vient de travers, et si l'enfant ne passe pas, et si l'enfant ouvre tout mon corps, et si le sang, et si l'enfant meurt, et si je meurs, et si, personne ne viendra donc m'aider, et les portes qui se ferment, il n'y a pas de place pour vous ici, étrangers, je ne suis pas chez moi je vais me déchirer et il n'y a pas de place pour nous ici, je vais mourir, étrangère, et j'ai peur peur, peur mais bientôt si mal de l'enfant qui pousse et pousse encore, que la douleur si forte vient dépasser la peur.

Une étable. Il y a place pour poser ma peur dans une étable, et pour avoir mal.

Une femme d'ici vient. Elle apporte de l'eau chaude, du linge calme et blanc. Elle approche les mains. Elle a les mains tièdes comme du pain levé. Elle dit : respirez, je respire. Elle dit : poussez, je pousse.

Le souffle, me voilà toute dans le souffle, et dans ce prodige de mon enfant qui vient. Dans le sang et la déchirure, la promesse, puis Dieu, rouge, passant la barrière, glissant hors de mon corps et son premier cri.

 

09:52 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21 novembre 2010

Christ-Roi

En cette fête du Christ-Roi, je voudrais vous partager cette lettre qu'a publiée Dominique sur son blog (sous le chêne de Mamré).

Le Christ-Roi, c'est le serviteur et celui qui dans le silence offre sa vie pour que nous vivions.
Le Christ-Roi, c'est celui qui ne condamne pas, mais vient libérer pour que nous puissions grandir dans la paix.
Le Christ-Roi, c'est celui qui nous révèle l'amour inconditionnel de Dieu.

Lettre à Mgr Quintana, Nonce apostolique

Cher frère en Jésus-Christ,

Je suis un simple catholique du Québec, bénévole dans une paroisse, et j’aimerais réagir à votre allocution aux évêques canadiens, réunis en assemblée plénière le 28 octobre 2010, où vous avez fait référence aux changements qui toucheront l’épiscopat de notre province en 2011.

En décrivant le Canada, vous mentionnez le pluralisme, la consommation et une certaine indifférence religieuse. Pour moi, le pluralisme, loin d’être une tare ou une menace, ressemble à cette Galilée où Jésus a commencé son ministère et me motive à approfondir ma foi et à témoigner. La consommation, quand elle dépasse la satisfaction des besoins essentiels, comme chez nous en Amérique du Nord ou dans votre pays d’origine, crée une pression indue sur les ressources de la planète et devient une injustice à l’endroit des populations démunies. Quant à l’indifférence religieuse, vous qui êtes récemment arrivé au Canada, vous devez savoir qu’elle est en partie le résultat d’un enseignement du Magistère romain déconnecté de la réalité canadienne, notamment en ce qui regarde la liberté de conscience en matière de contraception, l’accession des femmes au ministère sacerdotal et le mariage des prêtres. Si de nombreux Canadiens ont tourné le dos à une institution trop cléricale et ritualiste, serait-ce parce qu’ils ont trouvé plus important de s’engager dans d’autres organisations au nom de la solidarité, de la justice, de la compassion?

Vous parlez également de la nouvelle évangélisation notamment auprès des populations d’ancienne chrétienté (Europe et Amérique). À mon avis, la nouvelle évangélisation a des chances de succès auprès des Canadiens et des Québécois si notre institution ecclésiale et ses responsables, les évêques, se laissent eux-mêmes évangéliser et répondent sans détour aux appels à la conversion.

La première conversion serait de cesser de penser que les autorités ecclésiales détiennent toute la vérité, alors qu’elles savent bien que la Vérité s’exprime à travers tous les baptisés de l’Église, à qui l’Esprit distribue ses dons comme il l’entend bien et dont le Ressuscité est toujours la Tête. Cette Vérité exige qu’on sorte des évêchés pour se mettre à l’écoute des souffrances des humains : c’est là, bien plus que dans un catéchisme, que l’Esprit souffle des paroles de salut.

La deuxième conversion serait de rechercher la justice en reconnaissant les fautes commises par des prêtres et des religieux en matière d’abus sexuels et en offrant une juste réparation pour les torts causés. On a fait un tort énorme à l’Église en pratiquant l’omerta et en soustrayant les fautifs aux exigences de la justice.

La troisième conversion serait de dénoncer le serment de fidélité au Pape. Les fidèles catholiques ne sont pas dupes, il sont instruits et lisent les évangiles. Jésus lui-même a enseigné de ne pas jurer, mais plutôt de parler par un simple «oui» ou «non». Les fidèles feront confiance à leurs évêques s’ils voient que le collège des évêques ose exprimer un enseignement connecté à la réalité québécoise ou canadienne, même s’il s’écarte des positions traditionalistes du Magistère romain. Le succès de l’évangélisation tient à l’ajustement des enseignements et des actions des évêques aux enseignements de l’Évangile. Car si les apôtres ont cru en Jésus, ce n’est pas à cause de son orthodoxie, mais bien parce que ses actions étaient ajustées à son discours sur le Père.

Je vous donne quelques exemples seulement du scandale et de l’indifférence causés par la non-conformité des actions aux discours. On demande aux évêques d’offrir leur démission à 75 ans. Que penser de l’évêque de Rome, Benoît XVI, qui a dépassé cet âge de beaucoup et ne semble pas vouloir démissionner? Que penser des évêques qui se font appeler par des noms et des titres signifiant la grandeur et la puissance? Ne suffirait-il pas qu’ils se fassent appeler Monsieur ou Père ou Frère? Que penser du refus de Rome d’ordonner prêtres des hommes mariés ou de permettre le mariage des prêtres, quand l’Église catholique accueille des prêtres ou pasteurs mariés qui viennent d’autres confessions chrétiennes?

Je vous le demande : quelle confiance les Québécois peuvent-ils avoir dans les évêques, quand leurs actions ne sont pas ajustées à leur discours et au message évangélique? Je vous le demande encore : l’Église est-elle une grosse compagnie ou un gouvernement dont les évêques seraient les propriétaires ou les fonctionnaires ou bien est-elle l’assemblée de ceux qui ont rencontré le Christ et se sont convertis à cause de la bonté radicale de sa bonne nouvelle?

Je regrette de vous dire que présentement je me sens plus solidaire de l’Église qui se réinvente hors des murs de pierre que de celle qui cherche à perpétuer le modèle d’autrefois. Je vous encourage, dans votre recherche de nouveaux évêques pour le Québec, à faire la part généreuse à l’Esprit saint, esprit de compassion pour ceux qui souffrent de l’injustice et de l’exclusion, esprit d’écoute des besoins exprimés par les croyants et croyantes, laïcs ou clercs, en autorité ou pas, esprit de discernement de la volonté du Père pour les temps que nous vivons maintenant.

Union de prières,

Michel Bourgault, bénévole en pastorale
Paroisse de Saint-Paul, diocèse de Joliette
site «Eau du Rocher».

 

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15 août 2010

Assomption

Bonne fête à tous !

Extrait du 1er sermon pour l'Assomption de saint Bernard de Clairvaux transmis par l'Evangile au quotidien :


Aujourd'hui la Vierge Marie monte, glorieuse, dans le ciel. Elle met le comble à la joie des anges et des saints. C'est elle, en effet, dont la simple parole de salutation a fait exulter l'enfant encore enfermé dans le sein maternel (Lc 1,44). Quelle a dû être l'exultation des anges et des saints, lorsqu'ils ont pu entendre sa voix, voir son visage, et jouir de sa présence bénie ! Et pour nous, frères bien-aimés, quelle fête dans son Assomption glorieuse, quelle cause d'allégresse et quelle source de joie aujourd'hui ! La présence de Marie illumine le monde entier, tellement le ciel resplendit, irradié par l'éclat de la Vierge toute sainte. C'est donc à bon droit que résonne dans les cieux l'action de grâce et la louange.

 

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28 mai 2010

La Paix du coeur

Extrait du commentaire des textes du jour envoyés par L'Évangile au quotidien. Depuis que je l'ai lu, il mpe trotte dans la tête.

L'homme doit vouloir, doit poursuivre, doit chercher Dieu dans tout ce qu'il fait ; et quand il a fait tout cela - boire, dormir, manger, parler, écouter - qu'il laisse alors complètement les images des choses et fasse en sorte que son temple reste vide. Une fois le temple vidé, une fois que tu en auras chassé cette troupe de vendeurs, les imaginations qui l'encombrent, tu pourras être une maison de Dieu (Ep 2,19). Tu auras alors la paix et la joie du cœur, et plus rien ne te troublera, rien de ce qui maintenant t'inquiète et te déprime et te fait souffrir.

Jean Tauler (c. 1300-1361), dominicain
Sermon 46 (trad. Cerf 1980, t. 2, p. 24)

 

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23 mai 2010

Pentecôte

esprit saint

 

Roi céleste, Consolateur, Esprit de vérité,
fais-nous comprendre que notre prière à Dieu ne Lui est pas adressée pour uniquement nous éloigner de nos préoccupations et de nos besoins matériels mais pour que nous restions avant tout fidèles au rôle libérateur de son Eglise ; à celui de son Amour fou pour l'homme, emprisonné dans les exigences torturantes de sa nature mortelle ;

Toi qui es partout présent et qui remplis tout, Trésor de grâces et Donateur de vie,
fais que notre prière devienne une contestation dynamique et réelle du système de la consommation qui réduit en esclavage une grande part de l'humanité, la privant de Tes bienfaits par l'aveuglement qu'il engendre ;

Viens et demeure en nous,
fais que notre prière ne se limite pas à la seule vision myope d'une simple amélioration des mœurs mais que plus encore elle manifeste avec force notre discernement radical entre la vie et la mort : la vie comme liberté de l'amour et la mort comme emprisonnement dans l'individualité naturelle ;

Purifie-nous de toute souillure,
fais que par notre prière nous reconnaissions la faiblesse de notre nature humaine, nos divisions, nos scandales, l'indignité des représentants et des membres de ton Eglise et que cette reconnaissance soit pareillement humble à celle du Christ, qui a accepté la mort de l'humanité jusque sur la croix et jusqu'au plus profond des enfers ;

Et sauve nos âmes, Toi qui es bonté,
fais que notre prière en ce temps de la Pentecôte nous identifie avec les faiblesses de tous les hommes afin que, pleinement renouvelés par la paisible beauté du Visage du Ressuscité qui crée toute communion, nous puissions nous aussi réellement remplir notre vocation propre comme signe et sacrement du Royaume. 0, divin Paraclet, que brille en nous la Lumière véritable afin qu'en Elle nous puissions contempler Celui que nous osons appeler Père, grâce à Toi. Amen.

Cette prière est issue de la tradition orthodoxe.
Bonne fête de Pentecôte !

 

11:40 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07 avril 2010

Notre coeur n'était-il pas brûlant ?

« Notre coeur n'était-il pas brûlant ? »

Frères, réalisons ce qu'ont été les apparitions du Christ à ses disciples après sa résurrection. Elles ont d'autant plus d'importance qu'elles nous montrent qu'une communion de ce genre avec le Christ reste encore possible ; c'est ce genre de contact avec le Christ qui nous est donné actuellement. Dans cette période de quarante jours qui suivit la résurrection, Jésus a inauguré sa nouvelle relation avec l'Église, sa relation actuelle avec nous, le genre de présence qu'il a voulu manifester comme assurée.

Après sa résurrection, comment le Christ était-il présent à son Église ? Il allait et venait librement ; rien ne s'opposait à sa venue, pas même les portes fermées. Mais lui présent, ses disciples ne réalisaient pas d'évidence qu'il était là... Les disciples d'Emmaüs n'eurent conscience de sa présence qu'après coup, en se rappelant quelle influence il avait exercée sur eux : « Notre coeur n'était-il pas brûlant ? »...

Remarquons bien à quel moment leurs yeux s'ouvrirent...: à la fraction du pain. Telle est en effet la disposition actuelle de l'évangile. Si on reçoit la grâce de saisir la présence du Christ, on ne le reconnaît que plus tard ; ce n'est plus désormais que par la foi qu'on saisit sa présence. A la place de sa présence sensible, il laisse le mémorial de sa rédemption ; il se rend présent dans le sacrement. Quand s'est-il manifesté ? Lorsque, pour ainsi dire, il fait passer les siens d'une vision sans vraie connaissance à une authentique connaissance dans l'invisible de la foi.

Cardinal John Henry Newman (1801-1890)

Transmis par l'Évangile au quotidien.

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04 avril 2010

Résurrection

Il est ressuscité !

Comment ? Nul ne peut le dire...

Mais il est vivant !

Joyeuse fête de Pâques !

boule de feu

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09 février 2010

Sérénité

"Accorde-moi, Seigneur mon Dieu, une intelligence qui te connaisse, un empressement qui te cherche, une sagesse qui te trouve, une vie qui te plaise, une persévérance qui t'attende avec confiance et une confiance qui te possède à la fin."

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), transmis par l'Évangile au quotidien.

Et mes pensées se portent tout particulièrement vers F. et J.-M.

08:37 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02 février 2010

Chandeleur

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Ce texte du bienheureux guerric d'Igny, proposé par l'Evangile au quotidien, dit bien, selon moi, le sens de la fête de ce jour.

« Ayez en main vos lampes allumées » (Lc 12,35). Montrons ainsi, à travers ce signe visible, la joie que nous partageons avec Syméon, qui porte en ses mains la lumière du monde... Soyons ardents par notre dévotion et rayonnants par nos oeuvres, et avec Syméon nous porterons le Christ en nos mains... Aujourd'hui l'Église a la coutume si belle de nous faire porter des cierges... Qui donc aujourd'hui, tenant son flambeau allumé à la main, ne se souvient pas du bienheureux vieillard ? En ce jour il a pris en ses bras Jésus, le Verbe présent dans la chair, pareil à la lumière dans la cire, témoignant que c'était lui « la lumière destinée à éclairer les nations ». Syméon était, certes, lui-même « une lampe ardente et brillante », rendant témoignage à la lumière (Jn 5,35; 1,7). C'est pour cela qu'il était venu au Temple, conduit par l'Esprit dont il était rempli, « pour recevoir, ô Dieu, ta miséricorde au milieu de ton Temple » (Ps 47,10) et pour proclamer qu'elle était la miséricorde et la lumière de ton peuple.

O vieillard rayonnant de paix, tu ne portais pas seulement la lumière en tes mains, tu en étais pénétré. Tu étais si bien illuminé par le Christ que tu voyais à l'avance comment il illuminerait les nations..., comment resplendirait aujourd'hui l'éclat de notre foi. Réjouis-toi maintenant, saint vieillard ; vois aujourd'hui ce que tu avais entrevu par avance : les ténèbres du monde se sont dissipées ; « les nations marchent à sa lumière » ; « toute la terre est remplie de sa gloire » (Is 60,3; 6,3).

Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
1er sermon pour la Purification (trad. cf SC 166, p. 309s)

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19 janvier 2010

Unité

Depuis hier, les chrétiens sont invités à prier pour l'unité.
Pour moi, cela veut dire à prier pour que chacun découvre la puissance de l'amour inconditionnel de Dieu manifesté en Jésus. C'est par des mots humains et des gestes que Jésus révèle que chacun, à commencer par les putains et les pécheurs, est le fils et la fille chéris du Père...
"De tout cela, c’est vous qui êtes les témoins."

"Pendant cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, nous écoutons d’autres chrétiens parler de leur foi afin de rencontrer Dieu de toutes les multiples manières dont il se révèle à nous. Nous sommes également conscients que notre partage avec les autres peut se faire grâce à la réalité virtuelle de la technologie. Les moyens modernes de communication peuvent nous aider à partager plus largement notre expérience, et à créer ainsi une communauté qui se révèle plus large et plus étendue que la réalité purement physique.
Une écoute attentive nous fait grandir dans la foi et dans l’amour. Malgré la diversité de notre témoignage personnel et collectif, nous découvrons que nous sommes liés les uns aux autres dans une même histoire, celle de l’amour de Dieu qui nous a été révélé en Jésus Christ."

Depuis hier, l'Église de Belgique a un nouveau primat (ce qui était attendu depuis plusieurs semaines). Cet homme a, depuis son accession au siège épiscopal de Namur, multiplié les déclarations et les gestes qui excluent et condamnent sans appel les personnes qui ont recours à l'avortement, à l'euthanasie, qui sont homosexuelles, et j'en passe...
J'étais dans le diocèse quand il a été nommé en 1991. Plusieurs de mes relations et amis, théologiens et prêtres en pastorale, ont été victimes de ses agissements et décisions. Plusieurs ont fait de graves dépressions. Heureusement, aujourd'hui, tous ont poursuivi leur vie, éloignés de la place Saint-Aubain et ont continué malgré tout à croire en Jésus et dans l'Évangile.

Cette nomination me fait ni chaud ni froid...
Les hommes passent et l'amour de Dieu manifesté en Jésus ne passe pas.
Et puis, je me dis souvent, en entendant ce prélat, que je suis athée du Dieu dont il parle...
Le Dieu en qui je crois est un Dieu qui fait justice et se moque des considérations légalistes. C'est un Dieu qui n'est pas venu pour les purs mais pour celles et ceux qui veulent choisir la vie en essayant d'aimer comme il nous aime.
Ce chemin de l'amour passe pour moi au travers des vociférations des uns et des autres.
« Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin. » (Lc 4, 30)
C'est cela que j'essaye de vivre : aller mon chemin qui conduit à Jérusalem et à la vie éternelle.
Et ce chemin passe par J. Ensemble, nous voulons essayer d'être un couple ouvert aux autres, cherchant les chemins de l'Évangile pour aujourd'hui, accueillant Jésus dans notre vie, parce que nous croyons qu'il marche à nos côtés...

Seigneur, fais que nous soyons un dans l'amour, sans fusion et sans confusion...

 

 

09:15 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20 août 2009

saint Bernard

"Pour celui qui n'aime pas, l'amour apparait comme une langue barbare."

saint Bernard

09:48 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09 juin 2009

DUEC

Hier, j'ai supprimé de la liste de liens DUEC qui se veut accompagner chrétiennement des peronnnes concernées par l'homosexualité.
En fait d'accompagnement, les responsables du forum cultivent plutôt la mauvaise conscience et une fidélité irréfléchie à un enseignement magistériel si loin de l'Evangile...

Heureusement qu'il y a d'autres associations de chrétiens gays et lesbiennes qui vivent heureux et leur foi et leur orientation sexuelle.

Voici donc ce que je leur écrit :

"Tu auras sans doute remarqué que je me suis désinscrit du forum de DUEC.
L'évolution ces derniers mois et l'absence de toute modération ont fait de ce forum un lieu d'extrêmes dans lesquels je ne me reconnais plus.

Ayant été formé, comme tu le sais, au discernement et ayant à coeur de témoigner de l'amour inconditionnel du Seigneur pour tous, je ne puis comprendre que DUEC, qui se veut accompagner les personnes concernées par l'homosexualité, ne manifeste sur le forum aucun sens du discernement qui permet à certains, comme F., de sortir des délires pseudo-spirituels dans lesquels ils sont enfoncés. Et ces délires ne sont un chemin de libération ni pour lui ni pour les autres.
C'est une responsabilité à prendre parfois de dire à celui qui s'égare qu'il s'égare...

Mon parcours avec DUEC s'achève donc, dans les regrets et l'amertume.
Il me semble, et ce n'était me semble-t-il pas le cas au début, que vous vous complaisez à laisser des personnes dans leur souffrance, voire à nourrir cette souffrance par l'absence totale d'accompagenment...
Tu me diras que l'accompagnement se fait lors de rencontres mais il peut commencer dès le forum en essayant de mettre en évidence des repères et des balises pour un chemin.

En terminant, je prie le Seigneur de vous accompagner et de permettre à travers vous que des personnes homosexuelles puissent sentir en liberté combien ils sont aimés de Dieu, quoi qu'en disent certains évêques ou pape..."

17:54 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

31 mai 2009

Pentecôte

Pentecôte

Donne-nous le sens de Ta présence,
fais-nous réaliser Ton action.

A tes disciples, Tu as voulu Te montrer,
les initier à Ton mystère,
les habituer à Ton absence.

Donne-nous le sens de Ta présence,
fais-nous réaliser Ton action.

Si Tu n'étais pas parti,
l'Esprit ne serait pas descendu :
Il vient Te rendre présent à tous.

Donne-nous le sens de Ta présence,
fais-nous réaliser Ton action.

Qui Te sent présent doit rendre grâces.
Qui T'a perdu ne doit pas désespérer.
S'il Te cherche, c'est que Tu es là.

John Henry Newman

10:20 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21 mai 2009

Ascension

Aujourd'hui, le Christ nous laisse la place pour que nous soyons ensemble bâtisseurs du Royaume.
Il reste présent à nos vies comme il l'a promis : Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps...

Une pensée spéciale pour P. qui fête en ce jour ses quarantes ans !

the_ascension_jekel

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17 mai 2009

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie

17 mai : une journée qui nous rappelle que l'homophobie tue !
Elle tue en condamant
, dans certains pays encore trop nombreux, les homos à mort.
Elle tue en poussant, dans nos pays, des jeunes au suicide.
Elle tue en dénigrant, comme le fait sytématiquement le Vatican (qui n'est pas seul dans cette position...), nos amours et nos vies de couples.

Et l'évangile de ce dimanche nous parle sans cesse d'amour : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande".
La deuxième lecture ne dit pas autre chose : "Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu. Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour."

En regardant la video ci-dessous remarquée chez Mathieu, j'ai été saisi d'une profonde émotion.
Si tous les chrétiens pouvaient vivre le commandement d'amour de Jésus, il y aurait moins de tristesse et de désespoir chez celles et ceux qui sont nés différents...

Seigneur, aide nous à comprendre les chemins de ton Évangile qui sont les chemins de l'amour...

08:46 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22 avril 2009

Unité dans la charité

Le P. John Kavanaugh écrit dans l’hebdomadaire jésuite America : « Nous catholiques, nous chrétiens, sommes en danger d’être connus non par la manière dont nous aimons, mais par celle dont nous haïssons. Nous serons connus comme le groupe qui ne peut être scandalisé que par l’avortement et la recherche sur les cellules souches, pas par la torture, la quasi-mort de 15 millions d’enfants de moins de cinq ans ou le lancement téméraire de guerres». Il ajoute qu'il se dit inquiet aussi que les catholiques se montrent « oublieux » de l’enseignement de l’Église « sur la nature de la conscience » et « le péché de calomnie ».

Citée dans La Croix de ce jour, cette réflexion fait suite à la polémique engagée autour de la visite de Barack Obama à l'Université Notre-Dame.
Cette réflexion, que je partage entièrement, n'appelle pas d'autres commentaire...

Seigneur, fais-nous découvrir chaque jour davantage les chemins de ton Évangile.
Fais-nous découvrir la saveur qu'il y a à vivre en frères et soeurs et en efants d'un même Père.
Donne-nous le courage et l'audace d'aller à l'essentiel de ta vie.

08:57 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

12 avril 2009

Victoire

christ

 

Il est vivant !
Alléluia ! Alléluia !

06:15 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10 avril 2009

Tout est accompli

christ outragé

15:00 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09 avril 2009

Mystère et don

eucharistie 2

20:13 Écrit par Ben dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |